virus ebola

Virus ebola.   Épidémie Ebola.

EBOLA ; risque de transmission par l'intermediare de l'alimentation. Ebola a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest. La maladie à virus Ébola est l’une des maladies virales les plus graves connues chez l’homme.Le virus Ébola se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine : par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets et animaux infectés. Il n’existe aucun traitement ni vaccin et la prise en charge repose généralement sur un traitement symptomatique.

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Ebola en RDC: le bilan monte à 49 morts et 2.000 personnes suivies

Avec 49 morts et plus de 2.000 personnes suivies, le bilan de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'élève graduellement depuis 18 jours dans l'est de la République démocratique du Congo, fragilisé par la violence et les déplacements de population. L'épidémie signalée le 1er août dans la province du Nord Kivu a fait 49 morts sur 90 cas signalés, selon le dernier bulletin de "situation épidémiologique" du ministère congolais de la Santé en date de samedi.   La Direction générale de lutte contre la maladie recense 22 décès parmi les 63 cas confirmés par des tests en laboratoire sur des prélèvements, et 27 décès probablement dus à Ebola, en raison d'un "lien épidémiologique" avec le virus.  "L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) "s'attend à plus de cas. On ne sait pas si toutes les chaînes de transmission ont été identifiées", a déclaré vendredi à la presse un porte-parole, Tarik Jasarevic, depuis le siège à Genève.  La plupart des décès (39) ont été enregistrés dans la bourgade agricole de Mangina à 30 km au sud-ouest de Beni, d'où est partie l'épidémie. Trois décès ont été aussi répertoriés dans la province voisine de l'Ituri.

Les équipes sur le terrain ont en outre identifié 2.157 "contacts" selon le ministère, à savoir des personnes qui ont pu être en contact avec le virus.  Les professionnels de santé mènent "un travail colossal pour suivre ces contacts, continuer la recherche active de cas, et pour préparer le terrain aux équipes de vaccination", affirme le ministère congolais de la Santé.   La vaccination est utilisée comme lors de la dernière épidémie qui a touché la province de l'Equateur dans nord-ouest du pays et dont la fin a été annoncée le 24 juillet (33 morts sur 54 cas au total).  Les équipes médicales à Beni et Mangina "ont commencé à utiliser la molécule thérapeutique Mab114 dans le cadre du traitement des malades", a précisé cette semaine le ministère congolais de la Santé.  Le Mab114 est issu "des recherches faites sur le sérum d'un survivant de l'épidémie d'Ebola à Kikwit (centre de la RDC) en 1995" et c'est "la première molécule thérapeutique utilisée contre le virus" au cours d'une épidémie, précise-t-on.

- 39 degrés,un cas suspect -

Un cas de guérison d'une fillette de 13 ans a été signalé à Beni.  "Deux enfants sont déjà décédés de la maladie. Les centres de traitement Ebola à Beni et Mangina prennent actuellement en charge six enfants infectés par la maladie ou suspectés de l'être. L'Unicef a identifié à ce jour 53 enfants orphelins d'Ebola", s'est inquiété dans un communiqué vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).  "J'ai perdu huit membres de ma famille", a témoigné sur la chaîne de télévision TV5Monde Dieudonné, un jeune originaire de Mangina.

Voisin du Nord Kivu, l'Ouganda a évalué son éventuel plan de réponse à l'épidémie. La ministre de la Santé Sarah Opendi s'est rendue à la frontière à Bundibugyo à la tête d'une importante délégation, a indiqué dimanche sur Twitter son département ministériel.   La RDC (ex-Zaïre) a connu dix épidémies d'Ebola depuis 1976. Mais c'est la première fois que le virus sévit dans une zone de conflit armé densément peuplée avec d'importants mouvements de population.  Beni et sa région vivent sous la menace des Allied defense force (ADF) ougandais, responsables présumés du massacre de plusieurs centaines de civils depuis 2014, et du déplacement de milliers de personnes.  Rencontrée par un correspondant de l'AFP, cette cultivatrice de 26 ans affirme avoir trouvé refuge dans une église protestante à Beni après avoir fui la violence attribuée aux ADF plus au nord à Kokolo.   "Nous sommes nombreux dans cette chapelle et les conditions de vie ne sont pas bonnes. Je crains pour ma santé car Ebola est plus dangereux que d'autres maladies", s'inquiète Micheline Kanduki.  A Beni, plusieurs barrages sanitaires ont été installés pour le lavage des mains à l'eau chlorée et la prise de température. Une femme avec une température de 39 degrés a été immédiatement conduite à l'hôpital général, a constaté l'AFP. "C'est un cas suspect", a commenté un agent sanitaire.   Des points de lavage des mains et un centre pour cas suspects ont également été mis en place dans la capitale provinciale du Nord Kivu Goma (environ un million d'habitants) à une heure d'avion de Beni.

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Ebola : une femme aurait transmis le virus à son mari et deux de leurs fils, un an après sa guérison

Un adolescent de 15 ans est mort alors que la transmission du virus était terminée dans la capitale du Liberia. Sa mère avait probablement eu la maladie en 2014 avant de guérir. Ce cas montre donc que des foyers d'infection pourraient réapparaître.

Le virus Ebola peut devenir latent chez une patiente qu'on pensait guérie et ressurgir pour contaminer d'autres personnes, ont conclu des chercheurs cités par la revue The Lancet Infectious Diseases, mardi 24 juillet. Les auteurs de l'étude appellent donc à une "surveillance étroite" des nouveaux cas.

Une persistance virale ou une récurrence de la maladie

L'énigme était l'origine de la contamination d'un adolescent de 15 ans qui s'était rendu à l'hôpital à Monrovia en novembre 2015, alors que la transmission semblait ne plus se faire dans la capitale libérienne. Il était mort de la fièvre hémorragique quatre jours après. L'enquête infectiologique a montré que sa mère, âgée de 33 ans, avait très probablement eu la maladie en juillet 2014. Elle en avait apparemment guéri sans traitement ni consultation, avec pour seule conséquence une fausse couche.

La transmission semble être passée par le mari, qui s'était présenté à l'hôpital le même jour que deux de ses enfants en 2015. Cet homme a survécu, de même que son fils cadet, âgé de 8 ans.

Cette mère de famille "avait une persistance virale ou une récurrence de la maladie, et a transmis le virus à d'autres membres de sa famille un an plus tard", écrivent les chercheurs. Le virus "peut avoir réémergé chez une femme un an après qu'elle eut survécu à une infection aiguë au virus Ebola, provoquant potentiellement l'infection de son mari et de deux de leurs fils", résument-ils encore.

Des foyers d'infection pourraient réapparaître

Les scientifiques connaissaient déjà la transmission du virus par le sperme par des hommes semblant guéris. La question reste posée des autres fluides corporels qui pourraient transmettre le virus. "Nous n'avons pas d'indication claire du mode de transmission de la mère à son mari. (...) Très probablement, la transmission entre membres de la famille a eu lieu durant une interaction physique proche", ont précisé les chercheurs.

Ce cas montre donc que des foyers d'infection pourraient réapparaître. "Malgré l'absence actuelle de chaînes de transmission actives du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, sa persistance pourrait causer un risque continu de résurgence de cas et avoir le potentiel d'une épidémie à grande échelle, faute d'être détectés rapidement et contrôlés", assure une signataire de l'étude, Emily Kainne Dokubo, du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies américain (CDC).

Le Liberia avait été le pays le plus touché par l'épidémie la plus meurtrière d'Ebola, entre 2013 et 2016. Il avait recensé 4 800 morts, sur les 11 300 principalement concentrés dans cet État et deux voisins, la Guinée et la Sierra Leone.

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Ebola en RDC : l'épidémie semble circonscrite, mais l'OMS reste prudente

En République démocratique du Congo, les cas de maladie à virus Ebola s'élèvent actuellement à 66 alors que le nombre de décès enregistré est de 28 personnes. Prudente, l'OMS a toutefois précisé que la flambée actuelle de maladie à virus Ebola ne réunissait pas pour l'instant les conditions pour décréter une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

Les populations de la République Démocratique du Congo continuent de se battre contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, alors que les autorités mènent toujours la lutte pour circonscrire l'épidémie et réduire le nombre de cas atteints de la maladie.

D'après un bulletin émis par les services du ministère congolais de Santé en date du 9 juin 2018, un total de 66 cas de fièvre hémorragique à virus Ebola ont été signalés dans la région dont 38 sont confirmés, 14 probables et 14 suspects. La même source indique que la fièvre hémorragique est à l'origine de 28 décès, dont 14 parmi les cas confirmés.

Dans le détail, 22 cas ont été recensés à Bikoro (11 cas probables et 18 décès) ; 39 cas (3 cas probables, 2 nouveaux cas et 8 décès) ; et 6 cas et 3 décès à Wangata.

«Les tests négatifs sont systématiquement retirés du tableau récapitulatif [de la situation épidémiologique, NDLR]. La catégorie des cas probables reprend tous les décès notifiés pour lesquels il n'a pas été possible d'obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire », précise le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien.

Bilan non exhaustif

Quoique très indicatifs, les chiffres fournis par le ministère de la Santé sur la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola ne sont pas exhaustifs.

«A Itipo, dans la zone de santé d'Iboko, 8 cas suspects datant du 8 juin n'ont été rapportés que ce dimanche 10 juin en raison des problèmes de communication dans la zone. Les échantillons sont en cours d'analyse», note-t-on dans le bulletin. La même source a indiqué que 4 échantillons se sont révélés négatifs lors des analyses alors qu'un décès a été confirmé à Iboko.

«Les analyses épidémiologiques ont permis d'identifier des contacts qui vivent dans les zones de santé voisines à Bikoro et Iboko. Ces contacts sont suivis et ont été conseillés de limiter leurs mouvements durant toute la période de suivi qui est de 21 jours», détaille le ministère de la Santé dans son bulletin.

Pas d'urgence de santé publique de portée internationale

Fin mai, des équipes médicales ont vacciné plus de 420 personnes éligibles dans des anneaux autour des quatre cas de MVE qui ont été confirmés à Mbandaka. En outre, le vaccin a été administré aux agents de Santé de la région. «Il est possible que de nouveaux cas de MVE soient confirmés dans la ville», avait alors déclaré Dr Ana Maria Henao‑Restrepo de l'Initiative OMS pour la recherche sur les vaccins.

«Toutefois, il est rassurant de constater que les familles et les communautés touchées acceptent la présence de nos équipes et que ces dernières ont été en mesure d'assurer la vaccination en anneau», avait-elle poursuivi.

Pour rappel, la vaccination a démarré dans d'autres zones de la province de l'Équateur où des cas de MVE ont été confirmés. Le 28 mai, la vaccination en anneau a commencé à Bikoro, à 150 kilomètres de la capitale provinciale. Le Comité d'urgence convoqué par le directeur général le 18 mai 2018 avait noté que la flambée actuelle de maladie à virus Ebola ne réunissait pas pour l'instant les conditions pour décréter une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

Il avait alors publié un avis complet pour la santé publique, selon lequel «il ne doit pas y avoir de restrictions aux voyages ou au commerce, les pays limitrophes doivent renforcer leur préparation et leur surveillance, la sûreté et la sécurité des personnels doivent être assurées pendant la riposte et la protection des intervenants nationaux ou internationaux doit être prioritaire».

L'OMS a également publié des conseils à l'intention des voyageurs internationaux en relation avec la flambée actuelle de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.

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RD Congo : la vaccination pour ralentir la course du virus Ebola

Face au risque de contamination, les autorités congolaises avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et leurs partenaires ont lancé une série de vaccinations par la méthode dite en anneau. Explications.

Cinq nouveaux cas suspects ont été enregistrés dans l'épidémie de fièvre au virus Ebola, tous déclarés dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. D'après les autorités sanitaires, trois nouveaux cas suspects ont en effet été enregistrés à Bikoro, et deux à Wangata dans la province de l'Équateur. Région où toutefois aucun nouveau décès n'a été rapporté depuis plusieurs jours, précise le ministère congolais de la Santé dans un communiqué. Si l'on s'en tient au dernier bilan : depuis la déclaration de l'épidémie le 8 mai dans la ville de Bikoro – frontalière avec le Congo-Brazzaville, et située à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa –, le ministère comptabilise 25 décès sur 55 cas confirmés ou suspects, dont 12 décès pour 37 cas confirmés.

 

Contrer la propagation du virus

 

Pour endiguer l'épidémie, plusieurs mesures ont été rapidement appliquées, dont la vaccination dite en « anneau » dans la province de l'Équateur, dans l'ouest du pays, frappée par la fièvre hémorragique hautement contagieuse. Cette méthode a pour objectif d'arrêter la transmission du virus dans l'entourage des malades (« contacts » ou « contacts de contacts »). Sont concernés en priorité les membres du personnel soignant, les personnes avec qui les cas confirmés ont été en contact, mais aussi les agents de sécurité et les techniciens de laboratoire, les personnes chargées d'organiser les inhumations. Selon l'Organisation mondiale de la santé, la RDC a déjà réceptionné 7 500 doses de vaccins en prévision des nouveaux cas. L'OMS espère vacciner quelque 10 000 personnes d'ici la fin du mois de juin. Ce vaccin expérimental, qui porte le nom technique rVSV-ZEBOV, est « jugé sûr » pour une utilisation chez l'homme, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Pas de solution « miracle »

Le 21 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités ont lancé une vaccination ciblée. Une campagne qui a permis la vaccination de « 809 personnes » dans la région, d'après le ministère de la Santé. Les résultats d'un essai clinique en Guinée ont montré que le vaccin contre le virus Ebola est efficace pendant plus d'un an, mais les scientifiques pensent que la durée de protection est « bien plus longue que cela », avait souligné Peter Salama, directeur général adjoint de l'OMS en charge des réponses d'urgence. Il avait également indiqué que l'utilisation d'un autre vaccin, qui offrirait une protection encore plus longue, était à l'étude.

 

C'est la neuvième fois que la RDC est touchée par une épidémie d'Ebola depuis 1976, où elle est apparue pour la première fois dans l'ex-Zaïre (actuelle RDC). La fièvre hémorragique Ebola vient d'un virus très contagieux, puisque se transmettant par contact physique avec des fluides corporels infectés.

 

RDC: 52 cas d'Ebola, 22 morts d'après un nouveau bilan officiel

Cinquante-deux cas de maladie d'Ebola avec 22 décès ont été enregistrés dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan des autorités congolaises communiqué vendredi, révisant à la baisse les premiers chiffres.  "Au total, 52 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 31 confirmés, 13 probables et 8 suspects" à la date du 23 mai, écrit dans un communiqué le ministère congolais de la Santé.  Le nombre total des décès est de 22 personnes, assure le ministère, qui revoit ainsi à la baisse le nombre des cas (passé de 58 à 52) et celui des morts (27 à 22).  Pour les autorités, cet écart s'explique par le fait que certains morts ont été au début faussement attribué à Ebola, alors que certains cas se sont révélés négatifs aux analyses de laboratoire.   L'épidémie d'Ebola s'est déclarée le 8 mai à Bikoro, à 600 km au nord de Kinshasa. Elle s'est ensuite propagée à la ville de Mbandaka, peuplée de 1,2 million d'habitants.  Une campagne de vaccination ciblant le personnel soignant, les contacts des malades et les contacts des contacts était en cours depuis lundi.   Le Fond des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a assuré être engagé auprès des écoliers dans la lutte contre la propagation de l'épidémie à virus Ebola dans la région.

"La vaccination contre le virus Ebola a débuté lundi 21 mai 2018 et cible en premier lieu le personnel de santé, les contacts des malades et les contacts des contacts", a annoncé samedi à la télévision d'État Flory Kabange Numbi, le porte-parole par intérim du gouvernement congolais.  Des partenaires ont promis "300 000 doses" à la République démocratique du Congo pour cette opération dont la durée n'a pas été déterminée, a t-il indiqué. Pour l'heure, le pays dispose de 5 400 doses. Cette première phase de vaccination concernera environ 600 personnes.  Cette annonce gouvernementale est intervenue le jour de la confirmation de trois nouveaux cas à Mbandaka, grand centre urbain dans le nord-ouest du pays, à environ 700 kilomètres  au nord de Kinshasa.  Ces nouveaux cas portent à 43 le nombre de malades présentant des symptômes d'Ebola dans le pays, selon le ministère de la Santé congolais. L'Organisation de la santé parle de son côté, dans un dernier bilan, de 45 cas, dont 25 décès.

"Plan de risposte"

Le gouvernement congolais s'est opposé à d'éventuelles "mesures d'isolement contre la RDC", exprimant sa pleine satisfaction "de la qualité et de la rapidité de la riposte".

Kinshasa avait annoncé avoir activé vendredi un plan de riposte contre cette "épidémie de portée nationale". De son côté, l'OMS a considéré que l'épidémie ne constituait pas une urgence de "portée mondiale".  C'est la neuvième fois que l'actuelle RDC est confrontée à une épidémie de virus Ebola. La maladie a fait sa première apparition connue près de la rivière Ebola dans le nord du pays dans les années 1970. La dernière remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

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Ebola en RDC: le directeur général de l'OMS attendu à Kinshasa, au moins 17 morts

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit arriver samedi en République démocratique du Congo pour soutenir la riposte à l'épidémie de fièvre Ebola, a indiqué l'OMS qui se "prépare au pire des scénarios". "Le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, doit voyager en RDC ce week-end pour faire le point sur la situation", "en soutien aux autorités nationales", a précisé l'OMS. L'épidémie touche la région de Bikoro, dans la province de l'Équateur, dans le nord-ouest, à la frontière avec le Congo-Brazzaville. Un compte-rendu du conseil provincial des ministres de l'Équateur, consulté par l'AFP, fait part de "trois cas suspects" dans la capitale provinciale, Mbandaka, "en provenance de la zone de santé de Bikoro". Mbandaka compterait 700.000 habitants. "Au 11 mai, 34 cas d'Ebola ont été rapportés dans la zone ces cinq dernières semaines, dont deux confirmés, 18 probables décès, et 14 cas suspects", avait détaillé vendredi l'OMS. A Genève, l'OMS a jugé "élevé" le risque de propagation de l'épidémie d'Ebola en RDC et annoncé qu'elle se préparait au "pire des scénarios". 

Une équipe conjointe autorités-OMS-Unicef se rendait samedi dans la zone de Bikoro.

"Nous sommes sur le point de nous rendre à Bikoro après une étape à Mbandaka où nous avons procédé au déploiement des laboratoires mobiles pour commencer les analyses" des cas suspects "et obtenir les résultats rapidement", a indiqué à l'AFP Eugène Kabambi, chargé de communication de l'OMS en RDC. A Mbandaka, le ministre de la santé, Oly Ilunga, a aussi samedi "sensibilisé la population pour que la ville soit en alerte et que la surveillance soit au top", a rapporté M. Kabambi. La RDC fait face à sa 9e épidémie d'Ebola. La dernière remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.Apparue pour la première fois dans l'ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976, la fièvre hémorragique Ebola vient d'un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel.

La République démocratique du Congo "fait face à une nouvelle épidémie d'Ebola", qui a déjà tué 17 personnes dans la province de l'Équateur (nord-ouest).

À la date du 3 mai, "21 cas de fièvre avec des signes hémorragiques et 17 décès (soit un taux de létalité de 80%)", avaient été comptabilisés par le ministère de la Santé, qui évoque "une urgence de santé publique de portée internationale". "Le plan de riposte pris par le ministère de la Santé a été approuvé par le gouvernement", a précisé mardi un compte rendu du Conseil des ministres transmis à l'AFP.

Plus de décès rapporté depuis le 3 mai

La dernière épidémie d'Ebola en RDC remonte en 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement 4 morts. Une terrible épidémie avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.   "Depuis la notification des cas le 3 mai dernier, aucun décès n'a été rapporté", reprend le communiqué du ministère sans préciser la date du déclenchement de l'épidémie. Une équipe du ministère de la Santé, appuyée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins sans frontière, s'est rendue sur place dans la ville de Bikoro, l'épicentre de l'épidémie.

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La Maladie X, le prochain fléau mondial ?

«L’histoire démontre que la prochaine grande pandémie sera quelque chose qu’on n’a jamais vu avant», alerte John-Arme Rottingen, directeur général du Conseil norvégien de la recherche et conseiller scientifique à l’OMS.  Chaque année, l’OMS tient une réunion de scientifiques chevronnés afin d’établir une liste des maladies qui pourraient potentiellement causer un danger international. Lors de ce rassemblement, la Maladie X a été ajoutée à cette liste.  Il s'agit d'un pathogène encore inconnu qui pourrait, potentiellement, provoquer la prochaine grande pandémie mondiale. L’OMS a placé cette maladie dans son plan d’action prioritaire de recherche et développement. D’autres maladies tristement connues comme le virus Ebola ou Zika figurent dans ce plan d’action. Les chercheurs à l’OMS ne savent pas encore comment ni quand pourrait se déclarer cette mystérieuse Maladie X, ni quels en seront les effets. Alors pourquoi se soucier d’une maladie qui n’existe pas encore ? Pour être mieux préparé à toute éventualité. Le but des recherches prévues par l’OMS est de créer un nouveau système qui détectera et contrôlera toutes maladies ou pathogènes inconnus. Ainsi, Forbes explique que la Maladie X englobe le fait de savoir qu’un prochain danger épidémique pourrait avoir lieu dans le futur. Les anciens plans d’action de l’OMS visaient à traiter et contrôler des maladies spécifiques. Problème: les solutions trouvées restaient et restent limitées à cette même maladie et ne peuvent pas être appliquées à d’autres pathogènes, surtout pas à des pathogènes inconnus.

Mieux vaut prévenir que guérir

«Nous voulons être sûrs d'être prêt à toute éventualité. Nous voulons créer des systèmes “prêts à l'emploi” qui s'adapteraient à n'importe quels types de maladies et qui nous permettraient de créer des contre-mesures le plus rapidement possible», a confié John-Arme Rottingen. En 2014, personne ne pouvait prédire que le virus Ebola allait emporter 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest. Cette épidémie a échappé à tout contrôle à cause d’un système de santé défaillant. Si le virus avait été détecté et maîtrisé dès les premières déclarations, sa propagation aurait été ralentie et les conséquences auraient sans doute été moins désastreuses. Le proverbe «mieux vaut prévenir que guérir» n'a jamais semblé aussi approprié.

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Épidémie d'Ebola déclarée en République démocratique du Congo

Une épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), où elle aurait fait trois morts depuis le 22 avril, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.

Le bilan est de trois morts. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, l'épidémie touche une zone de forêt équatoriale dans la province du Bas-Uélé, frontalière de la Centrafrique. La dernière épidémie de virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) remonte à 2014. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement 49 morts.  Dans une déclaration faite à la télévision publique, le Ministre de la santé congolais Oly Ilunga a confirmé la survenue de la maladie tout en appelant la population "à ne pas céder à la panique". La RDC "vient de prendre toutes les dispositions utiles pour riposter promptement et efficacement à cette nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola", a-t-il ajouté.  L'OMS indique qu'elle "travaille en étroite collaboration" avec les autorités congolaises "pour faciliter le déploiement des matériels de protection et du personnel sur le terrain afin de renforcer la surveillance épidémiologique et contrôler très rapidement l’épidémie" qui s'est déclarée dans une zone difficile d'accès.

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Ebola, une nouvelle épidémie sera inévitable , mais le monde sera mieux préparé.

Le monde n'est pas à l'abri d'une nouvelle épidémie d'Ebola mais il y sera "mieux préparé", a affirmé jeudi à Conakry la directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Margaret Chan, en visite en Guinée.  La Guinée fait partie, avec le Liberia et la Sierra Leone, des trois pays sévèrement affectés par Ebola en Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016.

L'épidémie a été déclarée terminée dans la région en juin 2016, après avoir causé plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% dans ces trois pays. Ce bilan, sous-évalué de l'aveu même de l'OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les flambées d'Ebola depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976.  Durant l'épidémie, l'OMS a été critiquée pour son manque de discernement sur la gravité de la crise, en ayant perdu des mois avant de déclarer la guerre à Ebola.

"Les scientifiques ne savent pas encore avec exactitude où, dans la nature, le virus Ebola se cache entre deux flambées, mais presque tous les experts conviennent qu'une nouvelle épidémie est inévitable", a déclaré la directrice générale de l'OMS, Dr Margaret Chan, lors d'une réunion d'un jour consacrée aux vaccins anti-Ebola.  Cependant, "lorsque cela se produira, le monde sera beaucoup mieux préparé" à y faire face, a précisé Dr Chan, en présence du président guinéen Alpha Condé, de la responsable de l'OMS Afrique, Dr Matshidiso Moeti, ainsi que d'experts et autorités sanitaires, dont des délégations venues du Liberia et de la Sierra Leone.

Selon la directrice générale de l'OMS, l'espoir d'une meilleure réaction face à une éventuelle nouvelle épidémie se fonde sur les "mesures de contrôle établies" comme la mise en quarantaine ou en isolement, auxquelles s'ajoute la "nouvelle approche pour le contrôle d'Ebola (qu'est) la vaccination en anneaux" ou en ceinture.  Cette méthode consiste à vacciner des cercles ou groupes de gens en contact avec un malade, d'abord des proches, puis des sujets qui ont été en contacts avec eux et ainsi de suite. Elle a été utilisée pour éradiquer la variole. "La stratégie peut avoir un impact significatif, même si les stocks de vaccins sont dans un premier temps limités", a ajouté Margaret Chan.  En décembre, l'OMS a annoncé qu'un premier vaccin - sur une quinzaine en cours de développement aux Etats-Unis, en Europe, en Russie et en Chine - était "efficace jusqu'à 100%" contre le virus Ebola.

Il s'agit du rVSV-ZEBOV, développé par l'agence de santé publique du Canada grâce à des financements divers. Des essais ont été conduits notamment en Guinée.

Le président Alpha Condé a exhorté à un partage des connaissances par "les chercheurs des pays industrialisés et des grandes institutions financières à travers le monde". "Il est temps que le continent africain bénéficie du transfert de technologies de pointe notamment dans le domaine des sciences biomédicales", a-t-il dit.  Le ministre guinéen de la Santé, Abdourahmane Diallo, s'est également déclaré optimiste pour la lutte contre Ebola, en raison de la mobilisation constatée durant la crise et des recherches concernant "des maladies contagieuses à potentiel épidémique".  M. Diallo a appelé à "accroître les capacités en recherche et développement en Afrique" et "la vaccination en ceinture dans les treize pays à risque de flambée d'Ebola" en Afrique.  Selon un responsable de l'OMS à Conakry, ces pays comprennent la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, mais aussi la République démocratique du Congo, où le virus a été identifié pour la première fois, et le Gabon, entre autres pays d'Afrique centrale.

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Face au dévastateur virus Ebola, en fait-on assez ?

Le professeur Yves Buisson tire les leçons de l’épidémie d’Ebola et rappelle que beaucoup d’efforts restent à faire pour disposer de vaccins contre les virus Zika, Chikungunya.

Et il n’y a pas que les arboviroses (viroses transmises par arthropodes), fièvre jaune, dengue, Chikungunya ou Zika qui posent problème: le 8 août 2014, devant l’ampleur de l’épidémie apparue fin 2013 en Guinée, puis au Liberia et en Sierra Leone, l’OMS déclarait la fièvre Ebola «urgence de santé publique de portée mondiale». L’épidémie dépassait en effet par son ampleur et sa durée tous les épisodes antérieurs, justifiant cette alerte internationale.

C’est face au virus Ebola que le manque de vaccin s’est révélé le plus tragique. À la différence des arbovirus, il n’est pas transmis par des moustiques mais par contact direct avec un malade, ses sécrétions, ou des objets contaminés. À partir d’un cas initial, typiquement un chasseur contaminé auprès d’un singe infecté (chimpanzé ou gorille), l’infection se propage par contact avec les malades ou avec les cadavres lors de la toilette funéraire rituelle.

Il faut rendre hommage à l’ensemble du personnel soignant, local et international, qui a réussi à juguler l’épidémie, souvent au péril de sa vie.

Après 2 à 21 jours, la maladie débute soudainement par une fièvre avec fatigue intense, maux de tête et douleurs musculaires. Puis apparaissent vomissements et diarrhée, une éruption cutanée, des symptômes d’insuffisance hépatique et rénale et des hémorragies.

Depuis la première émergence du virus en 1976, les épidémies d’Ebola restaient focalisées dans des zones forestières d’Afrique équatoriale et ne duraient que quelques semaines. Malgré un taux de létalité élevé, le nombre de décès ne dépassait généralement pas quelques dizaines. L’épisode qui a frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014-2016, avec 28. 616 cas notifiés, et 11.310 morts dont 528 soignants, a été d’une ampleur sans précédent. Des cas de transmission à distance par des voyageurs infectés sont apparus dans des pays voisins (Nigeria, Sénégal, Mali) et lointains (Espagne, États-Unis).

Le virus responsable, Ebola de l’espèce Zaïre (ZEBOV), portait une mutation qui augmentait son pouvoir infectieux, donc sa transmission. Il faut rendre hommage à l’ensemble du personnel soignant, local et international, qui a réussi à juguler l’épidémie, souvent au péril de sa vie. Par ailleurs, des cas de transmission hétérosexuelle ont été prouvés, révélant que le virus Ebola peut persister dans le sperme pendant de nombreux mois après la guérison. L’OMS recommande aux hommes guéris de s’abstenir de relations sexuelles non protégées pendant un an.

Encore beaucoup d’efforts à faire

Très vite cependant, devant l’ampleur de l’épidémie, des équipes de recherche se sont mobilisées pour accélérer la mise au point d’un vaccin. Seul, le vaccin chimère rVSV-ZEBOV des laboratoires Merck, utilisant le virus de la stomatite vésiculaire comme vecteur, a pu être évalué en Guinée dès avril 2015. L’étude, conduite par l’OMS avec l’aide des instituts de la santé norvégien et canadien et de nombreuses ONG dont Médecins sans frontières, a été basée sur le principe de la «vaccination en anneaux»: pour chaque nouveau cas de fièvre Ebola, on vaccine les personnes qui ont été en contact avec le malade et celles qui ont été en contact avec elles: ici, une moitié du groupe était vaccinée immédiatement, l’autre moitié 3 semaines plus tard. En juillet 2015, aucun cas d’Ebola n’avait été détecté chez les 4 123 personnes vaccinées sans délai alors qu’on en dénombrait 16 chez les 3 528 vaccinées après 3 semaines de délai. Devant ces résultants probants, il fut décidé de vacciner sans délai tous les sujets contacts et contacts de contacts, ce qui a probablement hâté la fin de l’épidémie. Malheureusement, l’évaluation de l’efficacité du vaccin rVSV-ZEBOV n’était pas terminée. Les autorités de santé devraient toutefois reconnaître son efficacité protectrice, évidente sur l’animal, et autoriser sa mise sur le marché d’ici à 2018.

Si la mise sur le marché d’un premier vaccin contre la dengue représente une avancée remarquable, il reste encore beaucoup d’efforts à faire pour disposer de vaccins contre les virus Zika, Chikungunya et Ebola, afin d’être à même de pouvoir lutter efficacement contre leurs futures réémergences.

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Virus Ebola

Le virus Ebola a fait au moins 11.315 morts pour 28.637 cas recensés pendant l'épidémie de 2013-2015, selon l'OMS.

Provoquant fièvre, vomissements et diarrhées intenses, le virus Ebola, contre lequel un vaccin efficace, selon l'OMS, vient d'être mis au point, a fait plus de 11.000 morts en deux ans (2013-2015) et suscité la peur au niveau mondial en raison de sa dangerosité.

- COMBIEN DE VICTIMES ?

Partie du sud de la Guinée en décembre 2013, l'épidémie de "maladie à virus Ebola" a fait au moins 11.315 morts pour 28.637 cas recensés, selon l'OMS. Les victimes se sont concentrées à plus de 99% dans trois pays voisins : Guinée (plus de 2.500 morts), Sierra Leone (plus de 3.900 morts) et Liberia (plus de 4.800 décès), des bilans sous-évalués selon l'OMS.

L'OMS a annoncé officiellement en janvier 2016 la fin de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, avec l'arrêt de la transmission au Liberia. De nouveaux cas mortels ont toutefois été identifiés depuis, comme en mars en Guinée.

- D’OÙ VIENT LE VIRUS ?

Progression du virus Ebola dans l'organisme en sept étapes ( AFP / John Saeki/Adrian Leung )

Historiquement Ebola s'est d'abord manifesté en Afrique centrale. Ce virus de la famille des filoviridae (filovirus) doit son nom à une rivière du nord de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) où il a été identifié pour la première fois en 1976.

Cinq types distincts de virus Ebola ont depuis été répertoriés : Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston, Forêt de Taï. Le virus à l'origine de l'épidémie en Afrique de l'Ouest est de l'espèce Zaïre.

- COMMENT SE TRANSMET-IL ?

Le virus circule parmi les chauve-souris mangeuses de fruits, considérées comme l'hôte naturel d'Ebola, dont elles ne développent pas la maladie. D'autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l'homme.

Lors d'une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les "fluides corporels" d'une personne malade : sang, vomissures, matières fécales, etc.

Contrairement à la grippe, ce virus ne peut se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales. Mais ce virus est redoutable en raison de son "taux de létalité" très élevé : il tue en moyenne la moitié des personnes qu'il atteint, selon l'OMS.

- QUELS SYMPTÔMES ?

Après une période d'incubation de 2 à 21 jours (en moyenne autour de cinq jours), Ebola se manifeste par une brusque fièvre, avec une faiblesse intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête et maux de gorge.

- QUELLES SÉQUELLES ?

Des séquelles ont été fréquemment observées chez les survivants : arthrite, problèmes de vue, inflammation de l’œil et troubles de l'audition.

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Spécialiste des maladies infectieuses, le journaliste et auteur américain Richard Preston a donné une conférence

Son analyse sur le traitement médiatique réservé aux épidémies du type Ebola ou Zika.

– Vous évoquiez précédemment les statistiques. Comment les rendre plus parlantes pour le grand public?

– En tant qu’écrivain, je tente constamment de rattacher les chiffres à des expériences de vie. Parce que nous sommes tous des êtres humains. Vous pouvez bombarder vos lecteurs de statistiques pures et dures, ils ne les comprendront pas. L’esprit de l’homme n’est pas formaté pour cela. Raconter l’histoire d’un ambulancier qui doit porter une tenue de protection huit à dix heures par jour sous des températures tropicales est en revanche beaucoup plus parlant. C’est tout l’art du storytelling, cette forme d’expression qu’expérimente notre civilisation depuis près de cent mille ans. Bien qu’elles soient importantes, les statistiques ne constituent donc jamais le centre de mes articles. Je les donne, puis les vulgarise en les rattachant à un sujet humain.

– Le corps médical apprend-il de ces épidémies, et de ces statistiques?

– Oui, il en apprend énormément. Fort heureusement, car Ebola va vraisemblablement resurgir en Afrique de l’Ouest. Il est crucial d’avoir une solution globale et coordonnée afin de limiter la propagation du virus au moment où il récidivera. En ce sens, le corps médical a récemment testé une nouvelle stratégie de vaccination qui semble s’être montrée efficace. Celle-ci repose sur la «vaccination en anneau», une technique qui consiste à vacciner, dans le cas où un sujet d’infection est détecté, toutes les personnes ayant été en contact avec ce sujet, soit sa famille, ses amis, ses voisins. Ceci permet d’empêcher la propagation du virus au-delà de cet «anneau» tracé autour du cas d’infection initial. Cette technique mise au point par les docteurs William Foege et John Donald Millar a notamment permis l’éradication de l’une des pires pandémies qu’ait affrontée l’humanité, la variole.

– Variole, grippe aviaire, Chikungunya, fièvres Ebola ou Zika… Les maladies infectieuses sont pléthore. Le traitement médiatique réservé à ces épidémies a-t-il évolué au fil du temps?

– De manière générale, les médias sont mieux instruits quant à cette question des virus émergents. Les journaux et télévisions sont de plus en plus raisonnables et prudents quant aux informations qu’ils publient. Il est également intéressant de remarquer que les comptes rendus de reportages sont toujours plus étoffés scientifiquement parlant. On lit moins d’histoires effrayantes.

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Le virus Ebola a muté pour mieux infecter les humains

Il est probable que cette mutation explique en partie la virulence de l'épidémie de 2013-2016.

Pendant l'épidémie d'Afrique de l'Ouest qui a tué plus de 11 300 personnes entre 2013 et 2016, le virus Ebola a muté pour mieux infiltrer les cellules humaines, selon une nouvelle étude de deux équipes de virologie.   Une fois infiltré, le virus a un composant qui se lie aux récepteurs à l'extérieur des cellules du corps affecté, comme une serrure et une clé. Une fois entré avec sa "clé", le virus prend le contrôle de l'appareil reproductif de la cellule pour fabriquer des copies de lui-même qui se répandent dans l'organisme, pour aller infecter d'autres cellules, et ainsi de suite. Selon l'étude, la nouvelle version du virus, qui répond au doux nom de A82V, a une meilleure "clé" qui permet "de mieux rentrer dans la serrure et de mieux s'introduire dans la cellule", explique Jeremy Luban, un des auteurs de l'étude.  Dès que la nouvelle version est apparue, elle s'est répandue très vite. Après quelques mois d'épidémie, 90% des personnes infectées avaient contracté la version mutante du virus. S'il est impossible de prouver que c'est cette mutation qui a provoqué la sévérité de l'épidémie--qui fut la plus forte de l'histoire, avec 100 fois plus de victimes que dans toute autre épidémie--cela reste néanmoins fortement probable.  Ceci dit, l'apparition de cette mutation a un bon côté : la même mutation qui rend l'Ebola plus propice à infecter les humains rend plus difficile l'infection des animaux, notamment les chauve-souris, où l'Ebola "dort" entre les épidémies humaines. C'est pour cela que les scientifiques pensent que cette nouvelle mutation est morte à la fin de l'épidémie.

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Commentaires (1)

1. Stanislas Kamengele (site web) 02/09/2014

Nous sommes certains que le Virus EBOLA est plus inquiétant même que le Virus de SIDA. Il vient à peine d'annoncer ses griffes et tous les pays du Monde en font déjà preuve d'inquiétude.
Nous restons persuader que le Virus fera rage dans les zones rurales de l'Afrique car n'ayant pas ou accède rarement aux services modernes de prévention et de lutte contre les épidemies.
Les pauvres paysans pourront en souffrir et prétextant une autre fièvre et les personnels traintant ruraux non aussi informés assisteront passvement à la propagation du Virus Ebola dans les zones rurales.
Qui pourra nous prouver que le virus ne fait encore pas son travail dans les régions où le thérmomètre approprié n'est pas encore?

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