Onde Electromagnétique

Onde Electromagnétique. Portables, Wi-Fi : pas d'effet "avéré" des ondes sur la santé. L'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas "d'effet avéré" sur la santé. Découvrez l’effet des ondes d’un téléphone portable sur de la poudre magnétique

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Comment se protéger des ondes electromagnétiques ?

L’électro-sensibilité (appelée aussi électro-hypersensibilité pour les cas les plus graves), c’est-à-dire le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques, est de plus en plus fréquente dans la population. 
Les premiers signes de cette maladie sont généralement des céphalées, des acouphènes, une lassitude anormale et un état dépressif. En France, on estime que ceux qui ressentent le plus fortement ces symptômes représentent 1 à 2 % de la population, soit de 600 000 à 1 200 000 personnes.
Rappelons que l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a officiellement classé les champs électromagnétiques dans la catégorie 2B, qui recense « 248 agents, groupes d’agents et mélanges peut-être cancérogènes pour l’homme » !

La souffrance endurée par les électro-sensibles

Parmi les nombreuses personnes qui subissent le syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques, en voici trois dont les témoignages sont révélateurs.

Philippe Tribaudeau, ex-professeur de technologie dans un collège en Côte-d'Or et président de l'association « Une terre pour les EHS », vit dans un hameau de cinq habitants : « Seule une partie de ma maison est électrifiée et, la nuit, je coupe le disjoncteur. Ce qui me manque le plus, c'est la liberté de mouvement. Je suis bien dans mon bocal, mais si j'en sors, je brûle. Aujourd'hui, les réseaux de téléphonie mobile, de Wi-Fi ou de Wi-Max couvrent l'ensemble du territoire : il n'y a plus d'endroit dans lequel nous pouvons nous réfugier pour nous sentir bien. L'électro-sensibilité, c'est une vie d'errance, d'isolement, de précarité. Il faut essayer de vivre au mieux, mais nous sommes des exclus ! »

De son côté, Anne Cautain habite dans les Hautes-Alpes et dort dans une ancienne écurie où elle s’éclaire à la bougie et se chauffe au poêle ! Elle ne se déplace que dans une camionnette, tapissée intérieurement par une coque métallique, afin de créer une cage de Faraday protectrice : « Je me sens brûler à la moindre onde, même à des fréquences extrêmement basses de 50 Hz générées par le passage du courant électrique. Depuis 2009, je suis un véritable radar : je sens à quel endroit il y a une antenne ou un transformateur ! » 

Enfin, Marion X., dynamique octogénaire habitant en ville, a vu sa vie basculer brutalement un matin : « J'étais exceptionnellement en forme pour mon âge. Puis un magasin de téléphonie mobile s'est installé au rez-de-chaussée, juste en dessous de mon logement, laissant le Wi-Fi en marche 24h/24 ! Deux mois plus tard, je me mets à souffrir d'acouphènes, de maux de tête, de douleurs dans les jambes, de pertes d'équilibre… Les médecins ne connaissaient pas le problème et ne trouvaient pas d'informations dans les publications médicales. Depuis, on me gave de médicaments pour chaque symptôme : ils sont souvent non remboursés par la Sécu et sans grand résultat sur ma santé ! »

Quelle est l’origine de ce syndrome ?

Pour le Dr Belpomme, cancérologue et spécialiste français de l’électro-sensibilité : « Tout vient des magnétosomes, qui sont des récepteurs aux champs électromagnétiques, situés au niveau du système nerveux. Chez ceux qui souffrent d’électro-hypersensibilité, les magnétosomes deviennent intolérants à des seuils très faibles de basse fréquence. Deux facteurs jouent un rôle primordial. Le premier facteur est d’ordre génétique : il concerne un gène de sensibilité aux champs électromagnétiques. Le second est d’ordre épigénétique, c’est-à-dire relatif à l’environnement : il concerne la durée du temps d’exposition aux ondes des portables, antennes-relais, Wi-Fi, etc. On sait maintenant que ces abus induisent une altération des mécanismes moléculaires. Sur les 1 216 patients souffrant du syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques que j’ai étudiés au niveau neurologique depuis 2009, j’ai constaté une baisse du flux sanguin, ce qui entraîne un manque d’approvisionnement en oxygène. Les conséquences sont alors très graves, puisqu'elles peuvent aller jusqu'à provoquer la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer. Au tout début, l’intolérance concerne le plus souvent les radiofréquences, puis les basses et très basses fréquences et enfin, ultérieurement, les hautes et très hautes fréquences. »

Pour éviter d’être victime du syndrome d’électro-hypersensibilité, le médecin propose un traitement spécifique : « 70 % de mes patients n’ont plus ressenti les maux de tête et les troubles cognitifs qu’ils ressentaient avant le traitement. L’intolérance est considérablement améliorée grâce à un traitement à base d’antioxydants, d’antihistaminiques et de vitamino-thérapie intense : vitamines D, B1, B6 et oméga-3. Ce traitement réduit l’intolérance symptomatique et normalise les marqueurs biologiques mais, malheureusement, il ne réduit pas l’électro-hypersensibilité : pour ces personnes, il est nécessaire de compléter le traitement par des mesures drastiques de protection. Et, dans certains cas, l’évolution n’est pas favorable et il peut alors survenir une atteinte du système nerveux, telle une maladie d’Alzheimer, voire une maladie de Parkinson. Il est donc vital que les pouvoirs publics se préoccupent de ce problème de santé publique. Autre facteur aggravant : la continuelle course en avant engagée par les nouvelles technologies, comme le déploiement de la 4G, a des effets désastreux sur certains de mes patients : ils rechutent alors qu’ils allaient mieux ! »

En conclusion, Dominique Belpomme insiste sur l’aspect préventif : « Il faut que les malades se protègent et, plus particulièrement, les jeunes enfants et les femmes enceintes, qui ne doivent pas utiliser de téléphone portable, sauf en cas d’urgence, ne pas rester longtemps devant un écran d’ordinateur allumé et se mettre à l’abri du Wi-Fi. »

Autres hypothèses sur l’origine du syndrome

Dans la préface de mon livre Les Ondes nocives, le docteur Michel Klein émet une hypothèse très intéressante, qui pourrait constituer un axe d’étude pour des chercheurs : « Les personnes électro-sensibles n’auraient-elles pas, dans leur sang, un excès de ferritine, cette protéine permettant le stockage du fer dans l’organisme humain ? Cette surpondération en fer, caractéristique de la maladie nommée “hémochromatose”, pourrait alors peut-être expliquer la forte réaction des personnes électro-sensibles aux champs électromagnétiques qui les entourent ! »

Pour Jean-Claude Secondé, naturopathe et ostéopathe, « les personnes dites électro-sensibles seraient intoxiquées par de fortes doses de métaux lourds. Cela peut leur avoir été transmis par la mère. On trouve, en effet, dans le cordon ombilical de certains enfants, des produits chimiques extrêmement toxiques qui ne sont plus employés ni fabriqués depuis 80 ans et plus. Les observateurs supposent que ces produits chimiques ont été absorbés par une arrière-grand-mère et transmis par voie biologique ! De plus, les métaux lourds actuels se retrouvent dans des produits de consommation courante comme l’eau des sources ou du robinet, les canalisations de plomb ou encore dans l’air des grandes villes... Dans ces conditions, il est possible que les rayonnements électromagnétiques deviennent des récepteurs perturbants pour l’organisme ».

Un test simple pour savoir si vous êtes électro-sensible

Le docteur Gérard Dieuzaide propose, dans son livre Les Maladies des ondes (éditions Dangles), un test qui, d’après son expérience professionnelle en cabinet, permettrait de détecter si une personne est très sensible aux champs électromagnétiques. 

Pour réaliser ce test, nommé « Test des bras latéraux », le patient se tient debout, dos au mur, ses bras tombant de chaque côté de son corps. Il doit ensuite faire remonter lentement ses deux bras tendus en l'air, en même temps, le long de la tête. Un sujet « normal » (terminologie du docteur Dieuzaide) arrive facilement à toucher ses oreilles avec ses bras (180°) : le médecin a constaté que les personnes électro-sensibles n’arrivent pas à lever leur bras plus haut qu’à l’horizontale (90°), certaines étant même bloquées à 45°.

Comment se protéger des ondes électromagnétiques ?

On a vu que certaines personnes électro-sensibles vont jusqu’à se réfugier dans des hameaux perdus en altitude, où elles sont obligées de se chauffer au feu de bois et de s’éclairer à la bougie ! Ce qui ressemble à une sorte de retour aux conditions de vie du Moyen Âge !

Sans recourir à cette solution extrême, il existe des alternatives plus pratiques qu’une évasion hors du monde moderne : relier ses prises électriques à la terre, vérifier le branchement de ses lampes de chevet, isoler l’endroit où l’on utilise son Wi-Fi, neutraliser les hautes fréquences dans son habitation, oublier les autocollants ou les boîtiers anti-ondes pour le portable et se méfier des pendentifs radioactifs !

Reliez vos prises électriques à la terre

La plupart des habitations ne disposent, en général, de prises de terre que dans deux pièces : la cuisine et la salle de bains. Il est conseillé de mettre toutes les autres prises à la terre. 

N’hésitez pas aussi à installer, dans l’armoire électrique, des interrupteurs automatiques de champs (IAC), appelés « biorupteurs », qui coupent automatiquement l'électricité au tableau électrique quand aucun appareil ne fonctionne, et la rétablissent quand ils détectent une demande de consommation, comme une lampe allumée par exemple. Résultat : la pollution électromagnétique, surtout pendant la nuit, est réduite dans l’habitation et, plus spécialement, dans les chambres.

Vérifiez le branchement de vos lampes de chevet

Peu de gens savent que leurs lampes de chevet (non équipées d’une prise de terre) sont fréquemment branchées à l’envers ! Statistiquement, cela arrive, bien entendu, une fois sur deux car on branche la lampe, au hasard, dans la prise. Or, quand une lampe est éteinte et branchée à l’envers, elle continue à rayonner comme si elle était allumée ! En effet, chaque prise de courant comprend deux bornes femelles : l’une reliée à la phase, l’autre au neutre.

L’interrupteur de la lampe coupe un seul des deux fils à l’intérieur de son cordon d’alimentation. Selon le sens de branchement de la fiche dans la prise, le fil coupé sera soit celui de la phase, soit celui du neutre. Cela n’est pas du tout anecdotique : en effet, si c’est le fil de la phase qui est coupé, le rayonnement de la lampe est faible (2 à 3 V/m environ). En revanche, si c’est le fil du neutre qui est coupé, la lampe est alors branchée à l’envers et peut rayonner jusqu’à 200 V/m, soit près de 70 fois plus ! Pour savoir si votre lampe est branchée dans le bon sens, il suffit de tester la prise avec un tournevis-testeur de tension.

Isolez l’endroit où vous utilisez votre Wi-Fi

Les champs électromagnétiques traversant la plupart des matériaux, la meilleure protection est de transformer votre bureau en une cage de Faraday… en tapissant ses murs d’un papier peint spécial.

Fin 2015, le Centre technique du papier (CTP), basé à Grenoble, a annoncé la mise au point, avec l’Institut polytechnique de Grenoble, d’un papier peint dont les motifs brevetés, imprimés avec une encre conductrice contenant des particules d'argent, filtrent spécifiquement certaines fréquences GSM et Wi-Fi. Ce produit a été lancé sous le nom de Metapapier©. 

Selon le Centre technique du papier, les particules d’argent de ce matériau filtreraient deux fréquences d’un réseau local sans fil Wi-Fi (2,45 et 5,5 GHz) et trois fréquences des téléphones GSM (0,9 GHz, 1,8 GHz et 2,1 GHz). Ce produit permettrait ainsi aux personnes électro-sensibles de se protéger et empêcherait le piratage de données personnelles. Enfin, ce papier peint laisserait passer toutes les autres ondes, comme celles de la radio FM ou de la télévision. 
Site internet du Centre technique du papier : www.webctp.com

Neutralisez les hautes fréquences dans votre habitation

Aux États-Unis, les chercheurs Dave Stetzer et Martin Graham ont mis au point des filtres ayant la forme d’un petit boîtier qui se positionne entre la prise électrique et le fil d’alimentation des appareils.

Ces filtres contiennent des composants électroniques (gardés secrets par les inventeurs) qui permettraient de réduire une partie des hautes fréquences, comprises entre 4 et 100 kHz et véhiculées par le courant électrique. Le fabricant estime qu’il faut en placer une vingtaine afin de «neutraliser» un appartement ou une maison.

Oubliez les autocollants ou les boîtiers anti-ondes pour votre portable

Ces objets sont censés constituer des « boucliers contre le rayonnement électromagnétique » de votre téléphone portable. Les autocollants sont vendus sous diverses appellations : « patchs à énergie scalaire », « stickers antiradiation », « autocollant EMR »… D’après les fabricants, ces patchs assureraient une protection grâce à la technique dite de « déphasage à 180° », consistant à capter les ondes en phase, puis à les déphaser avant de les ré-émettre à 180°. Aucune étude scientifique sérieuse n’a démontré l’efficacité de ces patchs.

De leur côté, les boîtiers seraient censés « agir sur l’antenne du téléphone pour dévier les ondes ». Pour Jean-Philippe Desreumaux, directeur du département « Fréquences et protection » chez l’opérateur de téléphonie Bouygues Telecoms, la vérité est tout autre : « Au mieux, ces produits sont sans effet et, au pire, ils aggravent la situation. En effet, en masquant l'antenne avec un étui, l'appareil reçoit moins bien, voire plus du tout, le signal : celui-ci émettra alors encore plus fort car il n'arrivera plus à joindre l'antenne-relais. »

Méfiez-vous des pendentifs radioactifs !

En décembre 2015, l’association française CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) a alerté les médias suite à l’apparition, sur le marché, de pendentifs très dangereux. Ces objets, censés protéger contre les ondes électromagnétiques, sont vendus (principalement sur internet) sous des appellations diverses : « pendentif à énergie quantique », « médaillon énergétique », « pendentif Quantum d’énergie scalaire »… Toutes ces expressions sont trompeuses car elles ne correspondent à aucune réalité scientifique. 

Le laboratoire de la CRIIRAD en a soumis plusieurs à des analyses par spectrométrie gamma. Les résultats sont inquiétants : « Il a été constaté la présence de concentrations anormalement élevées de produits radioactifs naturels, de l’ordre de 100 à 1 000 fois la moyenne pondérée pour les éléments de la chaîne de désintégration de l’uranium 238 et de l’ordre de 500 à 5 000 fois la moyenne pondérée pour le thorium 232 et ses descendants ! Ces caractéristiques apparentent les constituants de ces objets à du minerai radioactif. Au sens de la réglementation, il s’agit bel et bien de matières radioactives. Les risques associés sont, avant tout, des risques de cancer de la peau ou de sarcome. » 

À l’issue de ses tests, la CRIIRAD a d’ailleurs alerté la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour que toutes les mesures appropriées soient prises pour mettre fin, dans les meilleurs délais, à l’importation et à la commercialisation de ces objets.

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Ondes électromagnétiques : plus de peur que de mal

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Les rumeurs autour des ondes électromagnétiques et de l’électrosensibilité vont bon train sur Internet, où circulent toutes sortes d’informations plus ou moins vérifiées. Leur confrontation aux recherches scientifiques permet pourtant de démêler aisément le vrai du faux sur la prétendue nocivité des appareils électroniques.

Pas besoin d’être de nature angoissée pour trouver de quoi s’épouvanter sur Google. Sur le supermarché de la recherche d’informations, la moindre requête comportant le mot « danger » ou « risque » associé à n’importe quel produit ou bien de consommation mène tout droit vers une litanie d’articles pour le moins critiques, sinon fortement inquiétants. Aussi logique soit-elle pour un outil censé apporter les réponses les plus pertinentes aux questions des internautes, cette sélection d’informations a néanmoins pour inconvénient de transformer n’importe quelle personne en individu paranoïaque, voire hypocondriaque.

Qu’en est-il vraiment ?

Le web abrite en effet d’innombrables interprétations erronées, dont l’acceptation pour argent comptant correspond à une tendance anxiogène tout à fait humaine, comparable au syndrome de l’étudiant en médecine qui se croit affligé de toutes les maladies qu’il étudie. Mais sur quoi sont fondées toutes ces sources alarmistes, notamment celles qui dénoncent les méfaits des appareils diffusant des ondes électromagnétiques ?

Propagées par champ électrique et/ou magnétique, les ondes électromagnétiques sont utilisées dans de nombreux outils technologiques du quotidien comme le grille-pain, le micro-onde, le téléphone portable ainsi que tout appareil électronique. Si les énergies produites sont loin d’être suffisantes pour casser les chaines moléculaires, contrairement aux rayonnements X et UV, elles peuvent néanmoins provoquer un réchauffement des tissus ou une excitation des systèmes nerveux et musculaire. Il existe donc des valeurs maximales d’exposition pour leur commercialisation, mais en dessous desquelles aucune étude n’a jamais prouvé l’existence de risques, à en croire l’ouvrage Champs électromagnétique, environnement et santé d’Anne Perrin et de Martine Souques.

Avec le raffut provoqué sur Internet, démultiplié par la puissance des réseaux sociaux, des collectifs de citoyens s’inquiètent et réclament l’interdiction de certaines technologies, pourtant indispensables à notre mode de vie et à notre économie. Les téléphones portables et leurs antennes-relais, les lampes LED et les compteurs Linky sont particulièrement visés, à coup d’arguments dont la teneur scientifique laisse à désirer.

Que Choisir s’attaque au dossier

Alors pour savoir si les craintes des consommateurs sont fondées ou non, l’association Que Choisir a listé 14 rumeurs sur les téléphones portables, les antennes-relais, le wi-fi et les lignes de haute tension soi-disant basées sur des études scientifiques, qu’elle a pris soin de démonter une à une. Les comparant à d’autres ragots colportés sur la toile comme l’explosion du nombre de tumeurs au cerveau en Europe à cause des téléphones portables ou à la chute précoce des feuilles d’arbres du fait des antennes-relais, l’association a rétabli les vérités en s’appuyant sur des études validées quasi-unanimement par la communauté scientifique.

Il en va ainsi des études de l’Ineris, de l’EMR Australia, de l’Etrac, d’Interphone et du rapport Bioinitiative, toutes alarmistes sur les dangers des ondes et toutes retoquées par la suite aux vérifications de Que Choisir. L’influence des antennes-relais sur la qualité du sommeil, la corrélation entre l’utilisation du téléphone portable et les tumeurs au cerveau, ou encore l’impact du wi-fi sur la germination des graines de cresson se sont avérés objectivement infondés au regard des conclusions scientifiques compilées à travers le monde et le temps.

L’électrosensibilité ou la puissance de l’esprit sur le corps

Reste le sujet plus délicat de l’électrosensibilité, phénomène aux symptômes variés, fréquemment évoqué par les chantres de l’anti-ondes. Seulement voilà, au regard de 31 études scientifiques indépendantes les unes des autres, aucun lien n’a jamais été établi avec la présence d’un champ électromagnétique, comme le révèle l’Académie nationale de médecine. Selon l’institution, il n’y aurait pas de « mécanisme pouvant entraîner l’apparition d’une maladie ».

Un constat partagé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), qui n’a trouvé « aucune preuve convaincante d’un effet biologique particulier des radiofréquences pour des niveaux d’exposition non thermiques », et confirmé par le Comité scientifique européen sur les risques émergents (SCENHIR).

Néanmoins, un effet nocebo, qui conduit certains à ressentir une douleur en se croyant exposé à un rayonnement, a bien été démontré par plusieurs études scientifiques, comme le rapporte Jérôme Bellayer dans son livre « Électrosensibles, vivons-nous les prémices d’une catastrophe sanitaire ? ». 87 cobayes croyant porter un bandeau avec un nouveau type d’antenne y avaient déclaré des symptômes de type malaise ou maux de tête… Preuve que si les craintes sont parfois réelles, seules celles reposant sur plusieurs travaux scientifiques méritent d’être prises en considération.

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Ondes électromagnétiques : quels dangers ?

Les téléphones mobiles, tablettes et ordinateurs ont pris une place considérable dans le quotidien de millions de personnes. L'utilisation d'objets connectés est, quant à elle, en croissance perpétuelle. Aujourd'hui, de plus en plus de personnes souffrent du syndrome d'intolérance au champ électromagnétique ou d'électro-hypersensibilité. Alors que les avis scientifiques divergent concernant le lien direct entre le développement de cancers et l'exposition aux champs électromagnétiques, les risques liés à une exposition quotidienne aux ondes continuent d'animer la recherche.

Le téléphone portable est-il vraiment dangereux ?

On recense actuellement près de 7 milliards de téléphones portables à l’échelle mondiale, dont 700 millions rien qu’en Europe. Beaucoup d’utilisateurs ne se séparent jamais de ces appareils multifonctions. Mais qu’en est-il des rayonnements émis par ces équipements mobiles ? Les spécialistes ont des avis divergents sur la question. Ces appareils sont-ils aussi inoffensifs que le prétendent les fabricants et les opérateurs téléphoniques ? Ou risquent-ils au contraire de déclencher des maladies ?

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Champs électromagnétiques

Les champs électromagnétiques (CEM) suscitent des interrogations et inquiétudes relatives à leurs impacts sur la santé, qui se focalisent en particulier sur les lignes à haute tension et les antennes relais des téléphones mobiles.

Les sources d’exposition aux ondes électromagnétiques sont nombreuses, provenant de l’environnement immédiat (radio, téléphone portable…), industriel (équipement de soudage, fours, télécommunications, radars…) ou médical (examen d’imagerie médicale par résonance magnétique…). Les évolutions des technologies sans fil, très rapides, devraient se poursuivre dans les prochaines années, leur diffusion progressant aussi à grande vitesse. D’après l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en France (ARCEP), on comptait 61,9 millions de cartes sim (téléphones mobiles et accès internet nomade) en France au deuxième trimestre 2010, soit + 4,6 % sur un an.

 
Electromagnétisme : définition

L’électromagnétisme est une force de faible énergie qui résulte du couplage entre un champ électrique et un champ magnétique. Le terme de « champ » désigne la zone dans laquelle l’effet de cette force se fait sentir sans être visible, ni même perceptible, le plus souvent.


Lorsqu’un courant électrique circule dans un conducteur (cafetière, lampe de chevet), il génère la production d’un champ magnétique, et à une certaine distance de la source, lorsque le champ électromagnétique (CEM) est formé, il y a «couplage» des deux champs. Plus l’intensité électrique est élevée, plus le champ magnétique est important. L’intensité du CEM diminue rapidement lorsqu'on s’éloigne de la source (en fonction de l’inverse du carré de la distance ex : si on s’éloigne de 2 fois, l’intensité du champ diminue d’un facteur 4). L’intensité d’un CEM peut être fortement atténuée par d’éventuels dispositifs de protection (blindages…).

L’utilisation brève de la plupart des appareils électriques fait que l’exposition aux CEM est le plus souvent de courte durée mais certains dispositifs produisent toutefois constamment des CEM. C’est le cas notamment des lignes de transport d’électricité.
 

Sources de champs électromagnétiques et types de champs

  • Le spectre des ondes électromagnétiques est très étendu : des rayonnements ionisants (les plus énergétiques) aux ondes extrêmement basse fréquence.
     
  • Les radiofréquences (ondes émises entre autres par les téléphones mobiles et les antennes relais) et les champs extrêmement basses fréquences (lignes électriques, voies ferrées, etc.), les ondes les moins puissantes, font l’objet de nombreuses études et de controverses.


« Invisibles mais bien présents » dans notre environnement, certains champs magnétiques sont d’origine artificielle tandis que d’autres sont d’origine naturelle, le champ naturel variant beaucoup selon les conditions météorologiques et augmentant notablement par temps d’orage (INRS, 2008). Les plus fortes expositions de l’ensemble de la population sont toutefois celles des champs artificiels.

Le spectre des ondes électromagnétiques est extrêmement étendu. Mesurée en hertz (Hz), la fréquence des ondes correspond au nombre de leurs oscillations par seconde (voir schéma du spectre électomagnétique).

Le spectre des ondes électromagnétiques se décompose en rayons ionisants et non-ionisants. Les plus énergétiques sont les rayonnements ionisants (ex : rayons X et Gamma) ils interagissent avec la matière en produisant des ionisations et peuvent causer des lésions cellulaires plus ou moins importantes. Parmi les rayonnements non-ionisants les plus énergétiques figurent les rayons ultra-violets émis par le soleil, les lampes à bronzer. Viennent ensuite la lumière visible, les infra-rouges puis les radiofréquences, hyperfréquence et micro-ondes (radars, fours à micro-ondes, téléphones cellulaires), les basses et extrêmement basses fréquences et les champs statiques (0 Hz).

Radiofréquences (RF) et champs extrêmement basse fréquence (EBF) font l’objet de beaucoup d’attention aujourd’hui.
Les RF vont de 10 milliers de hertz (KHz) à 300 millions de hertz (GHz). Les antennes de radio, télévision, radar et de communication mobile, mais aussi les fours à micro-ondes (domestiques) sont les principales sources de RF.
Les EBF couvrent la partie inférieure des basses fréquences, de 0 à 10 kHz. Ces champs ont des sources nombreuses, présentes à l’intérieur (installations électriques, lampes, appareils ménagers, radioréveil, ordinateur) comme à l’extérieur (lignes électriques de transports, transformateurs et câbles souterrains électriques, voies ferrées, éclairage public).  

 

Effets biologiques des champs électromagnétiques

Les effets biologiques des champs électromagnétiques (CEM) vont de la stimulation de tissus excitables (système nerveux et muscles) pour les plus basses fréquences, à l’échauffement des tissus pour des fréquences plus élevées.


Les phénomènes biologiques engendrés par les CEM dépendent de l'interaction ondes/matière à la fréquence considérée.
Certains effets sont bien établis :

  • jusqu'à la fréquence de 100 kHz, les CEM induisent des courants pouvant entrainer la stimulation de tissus excitables (système nerveux et muscles),
  • au-dessus de 10 MHz, les CEM induisent dans les tissus un échauffement (effet thermique, par orientation des molécules d’eau),
  • entre 100 kHz et 10 MHz, les deux phénomènes coexistent.

D’autres effets possibles des CEM font encore l’objet de débats scientifiques tels que la génotoxicité, le risque de cancers, des effets sur la multiplication cellulaire, des modifications de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, des perturbations enzymatiques et hormonales.
 
 

Champs extrêmement basse fréquence et cancers

  • Les CEM extrêmement basse fréquence (induits par les lignes électriques de transports, transformateurs électriques, voies ferrées, lampes, appareils ménagers, ordinateurs, etc.) ont été classés cancérogènes possibles pour l’homme par le CIRC (groupe 2B).
     
  • Les études montrent un lien statistiquement significatif entre les leucémies infantiles et une exposition résidentielle à des champs magnétiques supérieurs à 0,2 à 0,4 µT. Aucun effet biologique ne permet cependant à ce jour d’expliquer ce lien.


En 2002, le CIRC a classé les champs extrêmement basse fréquence, les CEM-EBF (50-60 Hz), cancérogènes possibles (groupe 2B), en raison d’observations épidémiologiques concordantes identifiant clairement l’association d’un plus grand nombre de cas de leucémies infantiles avec ces champs magnétiques dans l’environnement des enfants. Les mécanismes d’action biologiques et les liens de causalité n’ont cependant pas pu être mis en évidence jusqu’à maintenant.

Dans son rapport de mars 2010, l’Afsset (aujourd’hui Anses) fait un bilan des connaissances des expositions aux CEM-EBF et de leurs effets sanitaires. L’agence fait aussi le point sur l’exposition des populations, les valeurs limites, la réglementation et les préoccupations sociales suscitées par ces champs. La gamme de champs considérée va jusqu’à quelques milliers de hertz : on y trouve les champs magnétiques relatifs au transport et à la distribution d’électricité (différentes lignes de haute tension, d’évacuation de barrage hydraulique, d’alimentation de ville, réseaux de transport…), aux appareils électroménagers (autour de 50 Hz) et nombres de sources d’énergie électromagnétique présentes notamment en milieu de travail (écrans d’ordinateur, équipement de soudage, transformateurs, fours…).

L’Agence estime que si les sources d’exposition aux CEM-EBF sont connues, l’exposition qui en résulte est encore insuffisamment documentée, bien que des appareils permettent de quantifier l’exposition individuelle aux différentes sources dans les activités quotidiennes. Pour mesurer cette exposition, pour les fréquences inférieures à 100 kHz, on utilise l'induction de courant électrique (on mesure l'intensité du courant induit dans les tissus, en Ampères/m²). S’agissant des effets sanitaires, ceux à court terme sont connus et on sait s’en protéger en appliquant une valeur limite d’exposition (100µT pour 50Hz). Une réserve est cependant faite à propos de l’hypersensibilité pour laquelle les données actuelles ne permettent pas d’établir de relation de cause à effet.

Les connaissances épidémiologiques et biologiques des effets à long terme sont en revanche contrastées. Les études épidémiologiques font apparaître un lien entre les leucémies infantiles et les expositions à des CEM-EBF. L’association est « statistiquement significative pour une exposition résidentielle, moyennée sur 24 h, à des champs magnétiques dont les niveaux sont supérieurs à 0,2 ou à 0,4 µT, selon les études ». L’ignorance des mécanismes biologiques sous-tendant ce lien constitue « un défi à la compréhension des questions soulevées par les résultats des études épidémiologiques » (Afsset, 2010). Les cancers sont les seules pathologies pour lesquelles est établie une relation statistique avec ces CEM, hormis l’hypothèse, qu’on ne peut pas écarter, de leur implication dans les maladies d’Alzheimer et de sclérose latérale amyotrophique, rapportée dans une méta-analyse d’expositions professionnelles (Garcia, 2008).

S’agissant des valeurs limites d’exposition, l’Anses partage les conclusions qui ont conduit l’ICNIRP à confirmer les valeurs en cours, basées sur une exposition aigüe (pas de relation claire entre augmentation du risque d’apparition d’un effet biologique et niveaux croissants d’exposition).

 

Radiofréquences (RFID, téléphonie mobile) et cancer


En janvier et octobre 2009, l’Afsset a rendu publiques des expertises collectives qui actualisent l’état des connaissances biologiques et sanitaires de la RFID (identification par radiofréquence) et de l’ensemble des radiofréquences (RF). Le rapport Afsset sur les RF fait aussi le point sur l’exposition des populations, ses valeurs limites, la réglementation et les préoccupations sociales suscitées, et analyse les termes de la controverse publique.

     Identification par radiofréquence (RFID)

Les résultats de l’expertise Afsset ne permettent pas d’établir l’existence d’un risque sanitaire lié à l’exposition aux CEM émis par des systèmes d’identification par radiofréquence (titres de transports en commun, traçabilité des marchandises, etc.), systèmes souvent abrégés en RFID.

La RFID utilise les ondes radio pour identifier à distance, sans contact, un « objet » (marchandise, animal, personne) portant une « étiquette » radio. Certaines applications sont déjà très répandues dans la vie courante : identification d’animaux, titres de transport en commun, traçabilité des marchandises. Quatre bandes de fréquences, correspondant à des applications spécifiques, sont utilisées par la RFID. Ces fréquences vont des basses fréquences (125 kHz) aux hyperfréquences (5,8 GHz). Les étiquettes radio comportent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux ondes radio émises par la borne de lecture. Dans la majorité des cas, seules les bornes émettent une radiofréquence, d’une puissance allant de 10 mW à 2 W, et les étiquettes sont des dispositifs passifs n’utilisant que l’énergie de l’onde radio émise par la borne.

Les résultats de l’expertise de l’Afsset ne permettent pas d’établir à ce jour l’existence d’un risque sanitaire lié à l’exposition aux CEM émis par des systèmes RFID. Toutefois, il est à noter que l’exposition professionnelle peut être plus importante que celle de la population générale.
 

     Radiofréquences (RF) 

  • Les radiofréquences sont les champs induits principalement par les téléphones portables et les antennes relais.
  • Elles sont classées cancérogènes possibles (groupe 2B) pour l’homme pour le risque de gliome par le CIRC.
  • Les niveaux d’exposition aux radiofréquences sont tous inférieurs aux valeurs limites d’exposition réglementaires.
  • La question des effets des antennes-relais de téléphonie mobile sur les symptômes rapportés reste ouverte et nécessite des études approfondies avec des effectifs suffisants et des protocoles de qualité.



Dans le domaine des RF, la progression de l’usage de la téléphonie mobile, et le déploiement de nombreuses antennes relais pour couvrir l’ensemble du territoire ont suscité des inquiétudes et une controverse publique. Celle-ci a été nourrie en particulier par un débat scientifique sur l’existence d’éventuels effets non thermiques des RF sur les mécanismes cellulaires et d’éventuels effets sanitaires d’expositions environnementales à faible niveau. On considère que cette progression rapide de l’usage des téléphones portables impose de rechercher un éventuel impact de leurs rayonnements sur la santé, et notamment s’ils majorent ou non le risque de cancer de la tête et des autres organes proches de ces émetteurs (INCa, 2009). Ces téléphones communiquent sur des gammes de fréquence élevées, pénétrant jusqu’à un centimètre dans les tissus exposés.

En 2009, l’Afsset a produit un rapport d’expertise collective sur les radiofréquences. L’originalité de ce rapport réside dans la prise en compte de l’ensemble des RF supérieures à 400 MHz, et non pas seulement la téléphonie mobile (à l’exclusion des applications de RFID qui ont fait l’objet d’un rapport distinct). Ce rapport repose sur l’analyse d’un très grand nombre d’études publiées au cours des cinq dernières années.

S’agissant de l’exposition des populations, l’Afsset note que « le téléphone mobile reste très largement le principal mode d'exposition aux champs radiofréquences, en comparaison notamment à l'exposition générée par les antennes relais ». Les niveaux d'exposition aux RF sont « tous inférieurs aux valeurs limites d'exposition réglementaires et même souvent très en dessous de ces valeurs limites ».
Les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux RF. Les RF n'exercent ni effet perturbateur sur les grandes fonctions cellulaires, ni stress sur les cellules. Elles n’auraient pas non plus d'effet génotoxique à court ou à long terme, ou mutagène. Elles n’augmentent, ni ne diminuent l’incidence de cancers et n’affectent pas non plus le système nerveux ou le fonctionnement du système immunitaire. Des interrogations demeurent cependant pour les effets à long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide actuellement en faveur de cette hypothèse. Par ailleurs, la croissance de l'utilisation du téléphone mobile n'est pas corrélée aux tendances temporelles d'incidence ou de mortalité des tumeurs cérébrales.

En mai 2011, le CIRC a classé les RF comme cancérogènes possibles (groupe 2B) pour l’homme, sur la base d’un risque accru de gliome (monographie n°102). Il note aussi que des recherches complémentaires doivent être menées sur l’utilisation intensive à long terme du téléphone portable. L’absence de mesures individuelles des expositions et les difficultés méthodologiques des études disponibles plaident encore pour des conclusions prudentes.
Les conclusions et les recommandations émises par le CIRC rejoignent les avis et recommandations déjà émises par l’Anses dans son rapport de 2009.

S’agissant des antennes relais, aucune étude n’indique de façon probante l’existence d’une augmentation de l’incidence des cancers à proximité d’une antenne. Deux études indiquent une association entre certains troubles ressentis par les participants et leur exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais, mais leur interprétation est sujette à caution. Trois études ne montrent pas d'association entre les symptômes ressentis par les participants et leur exposition aux radiofréquences, et deux de ces études indiquent que certains symptômes ressentis sont significativement liés à la perception du risque ou à l'attribution des symptômes ressentis aux stations de base de téléphonie mobile (effet « nocebo »). La question des effets des antennes-relais de téléphonie mobile sur les symptômes rapportés reste ouverte et nécessite des études approfondies avec des effectifs suffisants et des protocoles de qualité.

Le développement de technologies utilisant des CEM de fréquences supérieures à 2 GHz (réseaux Wi-Fi et WiMAX) rend pertinent l’examen des études épidémiologiques réalisées sur des populations exposées à des champs utilisant de telles fréquences : un excès de lymphomes et de leucémies a été observé dans trois cohortes de militaires exposés à des radars dont la puissance délivrée est de plusieurs ordres de grandeur supérieure à celle des réseaux Wi-Fi et WiMAX. Ce résultat montre que l’on ne peut pas à ce jour écarter la possibilité d’une association entre l’exposition aux radars professionnels de plus de 2 GHz et le risque de lymphomes et de leucémies. Cependant il n’a pas été observé de relation dose-effet et aucun mécanisme d’action n’est identifié. Enfin, se pose la question de la transposition de ces résultats à des niveaux d’exposition de beaucoup plus faible puissance.
 
Note - mesure de l'exposition aux radiofréquences :

  • en champ éloigné de la source : on peut mesurer soit le champ magnétique soit le champ électrique. En pratique c’est la mesure du champ électrique qui est utilisée (exprimé en Volts/mètre).
  • en champ proche : il n’est pas possible d’utiliser la mesure du champ électrique et il faut recourir à la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS) qui représente la quantité d’énergie absorbée par les tissus (exprimée en watts par kilogramme (W/kg)). Cette mesure est délicate : elle fait appel à l’utilisation de mannequins dont les propriétés électromagnétiques reproduisent celles des tissus étudiés, et ne peut être effectuée que par des laboratoires spécialisés.

Vous pouvez consulter la fiche Téléphone mobile et antennes relais: quelques repères sur les puissances pour plus d'information sur ce sujet.


Perception et comportements vis-à-vis des ondes électromagnétiques


La majorité des personnes interrogées se sentent bien informés sur les risques de la téléphonie mobile pour la santé ; elles sont en revanche peu nombreuses à avoir adopté des mesures de précaution dans l’utilisation de leur appareil.
Les ondes électromagnétiques font partie des risques émergents pour lesquels le Plan national santé environnement (PNSE) actuellement en vigueur, prévoit que l’information et la concertation soient organisées.
On constate ainsi que les inquiétudes relatives aux risques pour la santé qui seraient liés aux antennes-relais et à l’utilisation du téléphone portable se sont accrues entre 2007 et 2009. La majorité des personnes interrogées se sentent bien informés sur les risques de la téléphonie mobile pour la santé ; elles sont en revanche peu nombreuses à avoir adopté des gestes de précaution dans l’utilisation de leur appareil : 59% d’entre elles n’utilisent ainsi jamais d’oreillettes (INPES, 2009).

En France, l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) recueille les mesures de champs électromagnétiques effectuées par les laboratoires accrédités à la demande de collectivités ou de riverains d’antennes relais (environ 2 500 mesures par an) et publie ces résultats sur un site Internet dédié (http://www.cartoradio.fr/). Les valeurs mesurées sont très inférieures aux valeurs limites réglementaires : 97% des mesures sont inférieures à 10% des valeurs limites d’exposition, et 80% des mesures sont inférieures à 2 V/m. Une étude récente à Besançon et à Lyon, utilisant des exposimètres portés pendant 24 heures par 377 personnes, a permis de mieux caractériser l’exposition de la population : 99% des mesures sont inférieures à 1 V/m (Viel, 2009).

 

Evolutions récentes

L'impact potentiel des radiofréquences sur la santé est l'un des thèmes prioritaires inscrits au programme de travail 2011 de l'Anses, qui a installé le 15 juin 2011 son comité de dialogue « Radiofréquences et santé »


Le PNSE2 dédie plusieurs actions aux ondes électromagnétiques. Son action 45 projette ainsi la mise en œuvre des engagements de la table ronde (d’avril-mai 2009) sur les ondes électromagnétiques : l’information et la concertation sur les champs EBF et RF. L’action 24 du Plan envisage d’améliorer les connaissances de l’hypersensibilité aux CEM (recherche) et la prise en charge des personnes qui en sont atteintes par l’information des professionnels de santé.
 

   CEM-EBF

La plupart des recommandations formulées dans l’avis de l’Afsset en mars 2010, visent le progrès des connaissances de l’exposition des publics, des méthodes (appareils, protocole, laboratoires, indicateurs), et des effets biologiques et sanitaires. S’ajoute la nécessité de connaître la compatibilité électromagnétique avec des dispositifs médicaux implantables.
L’Agence incite à étudier tant l’exposition environnementale que professionnelle. Il s’agit, par exemple, de savoir mesurer l’exposition dans les lieux de vie et dans sa réalité (enregistreurs individuels portables), ou dans les établissements recevant des populations sensibles (femmes enceintes et enfants) situés à proximité des lignes de transport d’électricité à très haute tension.
Les travaux biologiques encouragés concernent en particulier la leucémie infantile et précisent des paramètres à étudier : cancérogénèse, génotoxicité, cytogénicité, éventuels effets co-cancérogènes… L’appui sur une puissance statistique suffisante est souligné tant en biologie qu’en épidémiologie.

   RFID

Dans son avis de 2009, l’Afsset recommande de poursuivre la veille scientifique en se focalisant notamment sur les fréquences intermédiaires qui ne sont pas déjà couvertes par la téléphonie mobile. Elle rappelle la nécessité que les fabricants ou intégrateurs de systèmes garantissent la sécurité, la santé et l’exposition des personnes (travailleurs et population générale). Enfin, elle préconise d’enrichir la normalisation de procédures d’expositions localisées et évaluables par des laboratoires de certification.

   RF

L’Anses incite, comme les résultats des travaux des monographies du CIRC, à poursuivre les études sur les effets possibles à long terme, à en mener notamment sur la reproduction, le développement sur plusieurs générations d'animaux et sur la sensibilité des personnes voisines d'antennes-relais (études épidémiologiques). Un engagement est pris à évaluer les demandes de diminution de niveaux d'expositions dus aux antennes relais en dessous de 0,6 volts par mètre dans la mesure où cette valeur est scientifiquement injustifiée et que ces réductions peuvent aboutir à multiplier les antennes et à augmenter l'exposition de la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles.
L'impact potentiel des radiofréquences sur la santé est l'un des thèmes prioritaires inscrits au programme de travail 2011 de l'Anses, qui a installé le 15 juin 2011 son comité de dialogue « Radiofréquences et santé » avec pour Président Georges Mercadal, ancien Vice-Président de la Commission Nationale du Débat Public.

Sources rédactionnelles : Académies de Médecine, des Sciences et des Technologies, Afsset, CIRC, Direction générale de la santé, INCa, INPES, INRS, INSERM, Ministère de l’Ecologie, Ministère de la Santé, Supelec.

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Les champs électromagnétiques: introduction

Les champs électromagnétiques (CEM) suscitent des interrogations et inquiétudes relatives à leurs impacts sur la santé, qui se focalisent en particulier sur les lignes à haute tension et les antennes relais des téléphones mobiles.

Les sources d’exposition aux ondes électromagnétiques sont nombreuses, provenant de l’environnement immédiat (radio, téléphone portable…), industriel (équipement de soudage, fours, télécommunications, radars…) ou médical (examen d’imagerie médicale par résonance magnétique…). Les évolutions des technologies sans fil, très rapides, devraient se poursuivre dans les prochaines années, leur diffusion progressant aussi à grande vitesse. D’après l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en France (ARCEP), on comptait 61,9 millions de cartes sim (téléphones mobiles et accès internet nomade) en France au deuxième trimestre 2010, soit + 4,6 % sur un an.

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Les ondes sur la sellette

Les ondes sur la sellette

Même si leurs effets réels sur notre santé continuent de soulever des doutes, les ondes sont, depuis quelque temps déjà, dans le collimateur des autorités sanitaires européennes. Certains membres de l'Union, comme la Suède ou l'Allemagne, n'ont d'ailleurs pas hésité à prendre des mesures drastiques à leur encontre en reconnaissant notamment la toxicité de la pollution électromagnétique sur le corps humain. Plutôt à la traîne en la matière, la France a récemment durci sa législation en publiant une loi renforçant l'encadrement de l'exposition aux ondes.

Crèches et écoles

Particulièrement vulnérables face à la pollution électromagnétique, les tout-petits sont les premiers à être protégés par ce nouveau texte qui interdit notamment l’installation d’un équipement terminal fixe équipé d’un accès sans fil à internet dans les espaces dédiés à l’accueil, au repos et aux activités des enfants de moins de 3 ans. Quant aux écoles accueillant des enfants plus grands, elles doivent désactiver systématiquement leurs accès sans fil dans les classes lorsqu'ils ne sont pas utilisés par des activités numériques pédagogiques.

Droit à l'information

Nos petits écoliers ne sont pas les seuls à être concernés par cette loi puisque nos domiciles font eux aussi l'objet de mesures concernant le droit à l'information des occupants d'immeubles d'habitation qui peuvent désormais avoir accès à toutes les mesures de fréquence réalisées dans leur résidence en contactant l'Agence nationale des fréquences (www.anfr.fr).
Mais le droit à l'information, cela passe aussi par la restriction de la désinformation. Ainsi, les fabricants de téléphone mobile voient-ils leur droit de promouvoir leurs produits grévé par la nécessité de renseigner les consommateurs des risques d'exposition potentiellement liés à l'utilisation de leur produit. Leurs publicités devront donc désormais mentionner clairement, visiblement et lisiblement un ensemble de recommandations concernant les accessoires existants pour limiter l’exposition de la tête aux champs électromagnétiques. Dans le même ordre d'idées, pour toute vente d’appareil de téléphonie mobile, mention doit également être faite de la recommandation d’usage de l’accessoire permettant de limiter l’exposition. Enfin, à la demande de l’acheteur, pour la vente de tout appareil de téléphonie mobile, un accessoire adapté aux enfants de moins de 14 ans peut être fourni pour limiter l’exposition de la tête aux ondes radioélectriques.

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Découvrez l’effet des ondes d’un téléphone portable sur de la poudre magnétique 

Que se passe-t-il lorsque l’on place un téléphone portable à côté d’un petit tas de poudre magnétique ?

Pour répondre à cette question de la plus haute importance, un russe s’est livré à une petite expérience. Placé à quelques centimètres de la poudre, il va passer un appel avec son iPhone. Immédiatement, une réaction va se produire. Les ondes du téléphone vont faire  » danser la poudre.

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Danger des ondes : un rapport plus alarmiste qu'il n'y paraît - Si l'Anses fait preuve d'une grande prudence dans la présentation de son rapport, elle appelle tout de même à beaucoup de précaution avec les ondes.

Comment présenter en toute liberté un rapport sur les effets des expositions aux ondes quand le sujet est aussi polémique et les fronts aussi radicalement opposés ? Tout est affaire de communication. Mardi 15 octobre, Marc Mortureux, le directeur général de l’ANSES (Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a rendu public le rapport "Radiofréquences et santé". Très attendu, ce rapport est une revue du millier d’études scientifiques publiées dans le monde sur le sujet depuis avril 2009.
La dernière présentation en 2009 avait donné lieu à de vives polémiques et abouti au changement de dénomination de l’Agence (préalablement l’Affset) et à la démission de son directeur. L’Anses a donc cette fois décidé de faire preuve d’une grande prudence dans sa présentation. Trop au goût des associations comme Robin des Toits ou Priartem (Pour une réglementation des implantations d’Antennes relais et de Téléphone Mobile). Mais pour qui veut se donner la peine de lire entre les lignes, les signaux sont assez clairs.
On ne pouvait pas s’attendre à ce que l'Anses disent : "les ondes tuent" comme on peut lire sur les paquets de cigarettes "fumer tue". Le sujet des ondes, qui touchent plusieurs disciplines (physique, biologie, etc) est plus complexe et le recul scientifique pas encore assez long. L'Anses a donc dit que l’actualisation des données scientifiques "ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré". Et pourtant, dès la ligne suivante, elle met en avant des études démontrant différents effets biologiques des champs électromagnétiques chez l’Homme ou l’animal. Les effets sur le sommeil et la fertilité mâle ont notamment été démontrés par l’Ineris (Institut National de l’environnement industriel et des risques). Et enfin l’Anses écrit noir sur blanc que "plusieurs publications évoquent une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable".

Babyphones, tablettes, consoles sont aussi concernés

Beaucoup de journalistes présents lors de cette conférence de presse ont cru avoir mal entendu…Alors pour en avoir le cœur net, l’une d’entre eux a demandé à Marc Mortureux ce que signifiait "long terme" et "utilisateurs intensifs". Sa réponse : "toute personne qui a utilisé le portable à l’oreille 30 minutes par jour pendant vingt à vingt-cinq ans"… Autrement dit, nous tous. Ou en tout cas, tous ceux qui ont besoin d’un téléphone portable dans le cadre de leur travail. Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques de l’Anses, a rappelé que l’usage du téléphone portable évoluait (On fait plus de SMS) et que les constructeurs ont fait des efforts pour réduire le DAS (Débit d’absorption spécifique) qui mesure la quantité d’énergie absorbée par les tissus organiques sous l’effet des ondes électromagnétiques émises par un appareil. Il est recommandé que le DAS ne dépasse pas 2 Watt/ kilogramme. Ces données sont inscrites sur tous les téléphones. En revanche, elles ne sont pas du tout indiquées sur tous les autres appareils de la vie quotidienne émettant des ondes comme les téléphones sans fil (DECT), le Wi-Fi, les babyphone, les tablettes, les consoles de WI. C’est pourquoi l’Anses a recommandé que tous ces "appareils communicants", comme on les appelle désormais, affichent clairement leur DAS. Le demanderait-elle s’il n’y avait aucun danger ? Non. D'ailleurs, l’Anses préconise, tout comme en 2009, de limiter les expositions aux radiofréquences avec des recommandations (qui sont tout à fait en ligne avec celles du "Nouvel Observateur"). La façon de les formuler est là encore plus "politique". Et c’est ce qui exaspère les associations.

La 4G va augmenter le niveau d'exposition

Ainsi, Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits, estime que "l’Anses aurait dû carrément recommander l’interdiction pure et simple des téléphones portables et autres tablettes pour les enfants de moins de six ans. Une loi a été votée dans ce sens le 12 juillet 2010 mais n’a jamais été promulguée… On sait que le cerveau des enfants est particulièrement fragile tant qu’il n’est pas définitivement formé, mais cela n’empêche pas M. Peillon de lancer son plan numérique dans les écoles". Dans le langage plus administrativo-politique de l’Anses, cela donne la recommandation suivante : "réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone mobile". Présidente du comité d’experts chargé de faire cette revue scientifique, Martine Hours a regretté, lors de cette conférence de presse, qu’il n’y ait pas davantage d’études sur les enfants.
Sur les antennes-relais, l’Anses a opté pour un discours tout aussi précautionneux. Il est pris entre le marteau et l’enclume. D'un côté, les associations qui s’inquiètent de la recrudescence d’appels au secours d’électrohypersensibles (EHS) et, de l’autre, les opérateurs qui comptent sur la 4G pour se refaire une santé économique après l’arrivée du trublion Free dans le secteur du mobile. Dans son communiqué, on peut donc lire que "le développement des nouvelles infrastructures de réseaux de téléphonie mobile fassent l’objet d’études préalables en matière de caractérisation des expositions et que les conséquences d’une éventuelle multiplication du nombre d’antennes-relais dans le but de réduire les niveaux d’expositions environnementaux fassent l’objet d’un examen approfondi". Le décryptage : théoriquement, il faudrait vérifier avant qu’un opérateur n’installe une nouvelle antenne 4G que le niveau d’exposition n’explose pas. Selon les spécialistes, le déploiement de la 4G suscitera en moyenne 50% d’augmentation du niveau d’exposition car les opérateurs devront pendant un certain temps laisser allumer les autres technologies 2G et 3G avant de tout faire basculer en 4G. 

Suffisamment de signaux pour appliquer le principe de précaution

Les associations peuvent légitimement se sentir flouées car elles exigent depuis longtemps cet "examen approfondi". En vain. De même elles demandent que le principe de précaution soit appliqué dans les écoles et les crèches. Mais Fleur Pellerin, ministre de l’innovation et de l’économie numérique avait balayé cette demande en évoquant des "peurs irrationnelles". Aujourd'hui, l’Anses recommande de "documenter les situations des installations existantes conduisant aux expositions les plus fortes du public et d’étudier dans quelle mesure ces expositions peuvent être techniquement réduites". Seule "petite" victoire : le cas des EHS est implicitement reconnu puisque l’Anses a décidé d’y consacrer un rapport à part entière en 2014.
La balle est aujourd'hui dans le camp des pouvoirs publics. Les ministres de la santé, de l’écologie… et du numérique doivent prendre leur responsabilité. Et ne pas faire semblant de ne pas comprendre de qui est écrit dans ce rapport, sans quoi ils devront, peut-être dans dix ans ou dans vingt ans, rendre des comptes sur leur pseudo-cécité. A défaut de "preuves avérées", comme les appelle l’Anses, il y a suffisamment de signaux pour appliquer des principes de précaution, au moins en ce qui concerne les personnes les plus fragiles.

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Les champs électromagnétiques

Les champs électromagnétiques (CEM) suscitent des interrogations et inquiétudes relatives à leurs impacts sur la santé, qui se focalisent en particulier sur les lignes à haute tension et les antennes relais des téléphones mobiles. Les sources d’exposition aux ondes électromagnétiques sont nombreuses, provenant de l’environnement immédiat (radio, téléphone portable…), industriel (équipement de soudage, fours, télécommunications, radars…) ou médical (examen d’imagerie médicale par résonance magnétique…). Les évolutions des technologies sans fil, très rapides, devraient se poursuivre dans les prochaines années, leur diffusion progressant aussi à grande vitesse. D’après l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en France (ARCEP), on comptait 61,9 millions de cartes sim (téléphones mobiles et accès internet nomade) en France au deuxième trimestre 2010, soit + 4,6 % sur un an.

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Ondes électromagnétiques : mesurez votre exposition facilement

Les particuliers peuvent désormais connaître leur degré d'exposition aux ondes électromagnétiques.
 

Depuis le 1er janvier, il est désormais possible de mesurer rapidement et gratuitement son niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques. Une proposition de loi sera aussi présentée à la fin du mois pour protéger davantage les citoyens vis-à-vis de ces ondes, émises notamment par le réseau de téléphonie mobile. 

Sommes-nous surexposés aux ondes électromagnétiques ? Il est désormais possible d'être fixé en faisant une demande à l'Agence nationale des fréquences (ANFR). Le service existe depuis plusieurs années mais depuis le 1er janvier, la procédure est simplifiée. Les particuliers peuvent désormais connaître gratuitement leur niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques, émises par le réseau de téléphonie mobile ("antennes-relais"), mais aussi les antennes télé ou radio, les téléphones fixes sans fil ou encore le wifi. 

Formulaire en ligne 

Il suffit pour cela de télécharger un formulaire (disponible ici), et d'y indiquer le lieu de la mesure : son logement ou un lieu public (école, commerce...). La demande doit ensuite être validée par une mairie, par l'agence régionale de santé ou par une association agrée. Depuis le début de l'année, c'est l'Agence nationale des fréquences qui rémunère les laboratoires qui effectuent les mesures, et non plus les opérateurs de téléphonie mobile, pour plus d'indépendance dans le contrôle. "Désormais, l'agence des fréquences prend en charge le dispositif", explique Gilles Brégant. Reportage de Cécilia Arbona. 

Proposition de loi 

En parallèle, la députée écologiste Laurence Abeille présentera le 23 janvier à l'Assemblée nationale une proposition de loi sur les ondes. Elle réclame notamment un encadrement plus strict de l'implantation des antennes-relais ou l'interdiction du wifi dans les crèches. Car pour l'instant, les ondes électromagnétiques échappent à toute réglementation, alors que l'impact sur la santé de ces ondes, classées potentiellement cancérigènes par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2011, fait toujours débat.

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Exposition aux ondes électromagnétiques : une proposition de loi en cours d’examen au Parlement

La proposition de loi relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 23 janvier 2014.

De quoi s’agit-il ?

Ce texte prévoit notamment d’interdire toute installation d’équipement terminal fixe équipé d’un accès sans fil à internet (wifi) dans les espaces d’accueil, de repos et d’activités réservés aux enfants de moins de trois ans. Dans les classes des écoles primaires, il est prévu de désactiver les accès sans fil des équipements lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour les activités numériques pédagogiques. Par ailleurs, les publicités visant à promouvoir l’utilisation et la vente d’un équipement terminal radioélectrique destiné à être connecté au réseau vers les enfants de moins de quatorze ans seraient interdites. Enfin, les publicités concernant les téléphones portables devraient mentionner de façon explicite les accessoires (kits oreillettes) à utiliser pour limiter l’exposition de la tête aux champs électromagnétiques émis par l’équipement.

Les ondes sont-elles dangereuses ?

Un rapport sur les ondes électromagnétiques, remis le mardi 10 décembre 2013, à Matignon, recommande d'inscrire dans la loi « l'objectif de modération des expositions et les principes de l'information et de la concertation locale », ont annoncé les services du Premier ministre. Le Professeur Jean-François Girard, conseiller d'Etat, et Philippe Tourtelier, ancien député, ont remis leur rapport de mission sur « le développement des usages mobiles et le principe de sobriété », selon un communiqué de Matignon.

 Modérer les expositions

 Jean-Marc Ayrault les avait chargés en mai de faire ce rapport pour « élaborer des propositions sur les modalités d'une éventuelle inscription dans la loi d'un principe de sobriété en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques ». Selon Matignon, « la mission recommande d'inscrire dans la loi l'objectif de modération des expositions et les principes de l'information et de la concertation locale ».

 « Dans la continuité des résultats des expérimentations du comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile (Copic), rendus public en août 2013, le rapport recommande d'améliorer la procédure d'installation des antennes relais de téléphonie mobile en renforçant l'information et la concertation au niveau local », ajoute Matignon.

Anticiper les futures technologies

Le rapport invite par ailleurs les pouvoirs publics à « anticiper le déploiement de nouvelles technologies tant en matière de recherche qu'en matière d'impact sur l'exposition ». « Il préconise enfin une vigilance sanitaire renforcée en ce qui concerne l'exposition aux terminaux mobiles », en s'appuyant, selon Matignon, sur un autre rapport remis en octobre par l'Agence nationale sanitaire (Anses).
Ces propositions « contribueront à alimenter les travaux en cours, notamment l'examen par le Parlement de la proposition de loi relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques déposée à l'Assemblée nationale le 7 décembre », concluent les services de Jean-Marc Ayrault.
Un rapport récemment remis au gouvernement indiquait que sur 99% du territoire, le niveau d'exposition lié aux antennes n'était que de 2,7 volts par mètre. A comparer avec les quelques volts par mètre émis par un seul téléphone portable utilisé avec un kit mains libres, une exposition déjà divisée au moins par dix par rapport à un appareil collé à l'oreille, selon l'Anses.
 

Cela concerne tout le monde car l'ensemble de la population est exposée : les ondes sont-elles dangereuses ? L'Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSES) s'est à nouveau penchée sur la question pour publier son rapport mardi 15 octobre.

Des modifications biologiques sur le corps

Pendant deux ans, l'organisme a épluché toutes les études scientifiques existant sur le sujet pour en conclure sensiblement la même chose qu'il y a quatre ans : rien ne prouve scientifiquement que les ondes sont dangereuses mais rien ne vient démentir leur nocivité non plus.

Restent deux certitudes pour l'ANSES :

- l'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps. Il peut s'agir de "changements d'ordre biochimique, physiologique ou comportemental qui sont induits dans une cellule, un tissu, ou un organe.

- notre exposition aux ondes va forcément augmenter avec le développement de la 4G et l'utilisation toujours croissante des tablettes et smartphones

Résultat, l'ANSES ne juge pas nécessaire de modifier la réglementation qui fixe des seuils limites mais recommande néanmoins de limiter l'exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles, surtout pour les enfants et les utilisateurs intensifs. Un principe de précaution d'autant plus utile qu'une étude de l'OMS (organisation mondiale de la Santé) publiée en 2011 était plus alarmiste, parlant d'ondes "potentiellement cancérigènes". Dans le doute, mieux vaut donc appliquer le principe de précaution. Il existe plusieurs solutions pratiques pour se prémunir contre les ondes au quotidien...

En ligne de mire : le téléphone portable ! Quand vous téléphonez, plutôt que de coller le téléphone à votre oreille, utilisez le kit main libre. L'exposition aux ondes est dix fois moins importante. Encore plus efficace, les oreillettes bluetooth réduisent par 400 les ondes reçues. Il est recommandé, quand vous téléphonez, de limiter vos conversations à 6 minutes, afin de réduire la durée d'exposition aux radiofréquences. Par ailleurs, quand la réception du signal est mauvaise, ne persistez pas ! En effet, plus la réception est mauvaise, plus les ondes sont fortes. Quand vous ne téléphonez pas, gardez votre téléphone loin des zones sensibles de votre corps. Ne dormez pas à proximité de votre téléphone portable ou alors choisissez de la mettre en mode 'avion'. Le bas-ventre et le cerveau sont des zones du corps particulièrement sensibles aux ondes. Donc il est préférable d'éviter de glisser son téléphone portable dans sa poche de pantalon ou de laisser son ordinateur portable sur ses genoux...

Il est recommandé de ne pas laisser téléphoner les enfants utiliser un téléphone portable. Et bien entendu, il est fortement déconseillé de coller un téléphone sur le ventre d'une femme enceinte... Les adolescents sont premiers visés par ces comportements potentiellement dangereux. Une récente étude de l'Association Santé Environnement France (ASEF) affirme que 75% des adolescents dorment avec leur portable allumé. Cependant l'exposition des jeunes aux ondes est aussi à nuancer car les jeunes de 14 ans à 20 ans sont 82% à utiliser prioritairement les SMS, toujours selon l'étude de l'ASEF. En revanche, un tiers d'entre eux passe plus d'une demi-heure au téléphone par jour soit 15 heures par mois ; contre moins d'heure par mois pour un adulte. Certains écologistes ont réclamé l'interdiction du wifi dans les crèches. Sur ce point, la ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, s'est montrée ferme : 'aujourd'hui, je n'ai aucune preuve que le wi-fi est mauvais pour la santé', assure-t-elle. Les antennes-relais de ces ondes sont controversées. Comme pour le portable, la nocivité des ondes émises n'est pas scientifiquement prouvée. En France, l'implantation d'une antenne-relais près d'une habitation n'est soumise à aucune réglementation, ce qui fait grincer des dents les associations qui luttent depuis des années contre ces ondes...

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Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses?

Alors que l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) a rendu ce mardi 15 octobre un nouvel avis sur la question, affirmant que ces ondes n'ont pas d'impact "avéré" sur la santé malgré des effets biologiques, rappelons quelques faits qui relèvent de l'évidence sur ce débat tellement polémique qu'il en devient presque inaudible. Téléphones portables, antennes-relais, bornes WiFi, à quelles puissances sommes-nous exposés? Il ne s'agit pas ici de se faire l'écho d'études témoignant de la dangerosité des ondes, ou au contraire d'études qui les dédouaneraient, mais bien d'avancer des chiffres et des ordres de grandeur relatifs à ces puissances. Première chose à comprendre quand il s'agit d'ondes: la puissance d'une onde diminue avec le carré de la distance. Plus un émetteur est loin, moins les ondes émises sont puissantes. En conséquence, on peut déjà affirmer qu'un téléphone portable vissé à l'oreille nous expose à plus de puissance qu'une antenne-relais située à quelques dizaines ou centaines de mètres de chez soi. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Anses a recommandé, dans son avis de 2009, une réduction des expositions dès que c'était possible, principalement pour l'usage des téléphones portables.

Des expositions en dessous des normes

À quelles puissances sommes-nous exposés dans le cas d'un téléphone portable? "L'exposition maximale mesurée en laboratoire d'un téléphone portable est de l'ordre de 1 watt par kilogramme," rappelle Bernard Veyret, chercheur CNRS et spécialistes des effets biologiques des champs électromagnétiques. "Quant à la norme dictée par la loi, elle est d'environ 2 watts par kilogrammes sur les 10 grammes de chair les plus exposés," continue-t-il. À puissance maximale - ce qui n'arrive jamais quand nous nous en servons - on est donc deux fois sous la norme. Mais en réalité, notre appareil n'émet généralement pas plus de 0,3 watt par kilogrammes. "On est donc à une puissance trois fois inférieure à la puissance maximale qui est elle-même deux fois inférieure à la puissance maximale autorisée," explique le chercheur. Certes, mais la 3G et la 4G amplifient ce phénomène, non? C'est vrai, mais à toute petite touche. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, 3G et 4G n'augmentent pas significativement cette exposition. Si 3G et 4G s'ajoutent à la 2G, leur puissance d'émission est en revanche divisée par 100 environ. Utilisée pour des données, les effets de la 4G seraient d'ailleurs négligeables puisque l'appareil "se trouve le plus souvent dans les mains", précise le chercheur. Rappelons-le, un GSM collé à l'oreille émet une puissance plus de 6 fois inférieure à cette norme (0,3 pour une norme de 2). Avec la 3G et la 4G, celle-ci est 100 fois inférieure (0,003 W/Kg). Ces puissances s'additionnent, mais restent en dessous des normes. Voilà pour une exposition locale.

Encore plus faible pour les antennes-relais et le WiFi

L'exposition de l'ensemble du corps est, elle, soumise à une autre norme qui est de 0,08 watt par kilogrammes. Et c'est celle-ci qui nous intéresse dès qu'il s'agit des antennes-relais. Celles-ci nous exposent à leurs ondes, mais moins, parce qu'elles sont plus loin. "Nous ne nous trouvons jamais ou rarement à courte distance directement dans le faisceau d'une antenne-relais," rappelle Bernard Veyret. Pourquoi? Parce qu'un faisceau est horizontal, ou presque. "Son amplitude est d'environ 6°," précise le chercheur, et c'est bien la raison pour laquelle les relais sont placés en haut des immeubles, de sorte à couvrir la zone la plus large et éviter les obstacles. Quand nous sommes confrontés à des ondes d'antenne-relais, nous nous trouvons donc généralement à plusieurs centaines de mètres de la source. Mais si l'antenne est au dessus de chez moi, pourriez-vous vous interroger? Si elle est au-dessus de chez vous, alors elle émettra toujours au-dessus de vous, horizontalement, et votre exposition sera très faible. Émettons maintenant une hypothèse, selon laquelle vous téléphonez ou marchiez dans la rue. À 300 mètres d'une antenne-relais, et toujours avec cette norme de 0,08 watt par Kg en tête, l'exposition est 10.000 fois inférieure à cette norme, pour des ondes de type 2G, soit 0,000008 watt par kilogrammes, ou dit plus simple, 8 microwatts par Kg. "Pour du 3G ou du WiFi, c'est encore moins, on tombe à 0,8 microwatt," indique Bernard Veyret. Comparons maintenant, au hasard avec la lune. Lorsqu'elle est pleine, elle émet une puissance de 50 microwatts par mètre carré quand le soleil, lui, émet 1000 watts, soit 1 milliard de microwatts par m2 lorsqu'il est au zénith proche de l'équateur. Une antenne-relais à bonne distance émet donc des ondes moins puissantes que la lune.

Diminuer la puissance des antennes-relais? Pas forcément une bonne idée

On accuse pourtant les antennes-relais de tous les maux. À tort? À raison? Ce n'est pas la question qui nous intéresse ici. Mais puisque les associations de défense des usagers réclament une diminution de la puissance des antennes, interrogeons-nous. Aurions-nous quelque chose à y gagner? En théorie oui, explique le site internet du magazine Le Point. Seulement voilà, si les antennes étaient moins puissantes, ce serait votre téléphone qui prendrait le relais (pour ainsi dire), et ce n'est pas une bonne nouvelle. Afin de communiquer avec le réseau de votre opérateur, votre téléphone portable émettrait alors beaucoup plus d'ondes. Or, on l'a vu, votre téléphone est bien plus puissant qu'une antenne-relais. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle certains élus écologistes militent... pour une augmentation du nombre d'antennes-relais, et non pas la diminution de leur puissance. À titre d'exemple, la député EELV Michèle Rivasi a récemment repris à son compte les conclusions du dernier rapport du Comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile remis le 26 août au ministre de l’Ecologie et à la ministre déléguée à l’Economie numérique deux rapports sur les ondes électromagnétiques.

Ses préconisations? Pour diminuer l'exposition aux ondes émises par les antennes-relais, il faudrait multiplier par un facteur de 1 à 3 le nombre d'antennes-relais. Diminuer la puissance des antennes-relais nécessiterait quelques sacrifices de la part des usagers. "On risque de plus pouvoir téléphoner dans les maisons ou les bâtiments," précise Bernard Veyret. La société est-elle prête à faire ce choix? Mieux vaudrait donc les multiplier. Mais l'ennui, c'est que les opérateurs n'ont pas intérêt à augmenter le nombre d'antennes-relais et cela pour deux raisons. La première: poser de nouvelles antennes leur coûtera de l'argent. La deuxième? Leur problème d'image est tel que personne n'en veut.

Résumons:

  • Un téléphone portable émet bien plus d'ondes collé à l'oreille qu'entre vos mains, mais même lorsqu'il est vissé à votre oreille, sa puissance est en dessous des normes autorisées
  • Nous ne trouvons jamais à courte distance d'une antenne-relais, celles-ci émettent pratiquement à l'horizontale, nous sommes donc faiblement exposés à des puissances qui le sont déjà
  • Le WiFi et la 3G rajoutent des ondes aux ondes, mais l'ordre de grandeur est bien plus faible
  • Diminuer la puissance des antennes-relais demanderait plus d'efforts à nos téléphones portables qui émettraient plus d'ondes
  • Pour être le moins exposé, mieux vaudrait avoir à faire à plus d'antennes-relais de puissance équivalente, que moins.

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Commentaires (2)

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